jeudi 31 mai 2018

L'ombre de Maldoror

Alors que le scénario construit autour de la vie d'Artaud sera bientôt bouclé... il reste bien entendu pour Laurent Richard, après tout ça, pas mal de boulot niveau dessins et couleur (même si plus de 70 planches sont d'ors et déjà réalisées), je commence à m'atteler à un nouveau projet de roman graphique. Sur ce chantier, nous avancerons Laurent et moi ensemble. J'ai tant de plaisir à travailler avec lui. Le plus souvent, on se comprend sans avoir à parler... ce qui, soit dit en passant, ne me pose pas de problème non plus, puisque je suis d'un naturel plutôt loquace.
Sur quoi se pencher après avoir arpenté l'existence d'Artaud, mes obsessions et mes chevaux de bataille restant les mêmes ? Une évidence qui se dessine progressivement. Proposer un travail autour des Chants de Maldoror de Lautréamont. Pas un roman graphique qui tenterait d'en embrasser l'intégralité, aucun intérêt à cela, et puis les chants existent déjà. Même si l'adaptation en bande-dessinée de textes de la littérature a le vent en poupe, ce qui m'intéresse n'est pas là. Mais bien plutôt, construire une narration ancrée dans le contemporain qui serait une lecture possible des chants, et utiliser le texte de Lautréamont pour développer une histoire moderne, celle d'un lycéen. Toujours les mêmes rivages... ceux de l'adolescence, de la porosité de l'adolescence, des moments où tout peut sombrer, où la personnalité se forge, où tout est possible donc, les chutes aussi.
J'en suis là. Et c'est excitant de voir les nouveaux chemins que nous allons pouvoir explorer. J'en rendrai compte ici dès que possible.
Pour l'heure, je retourne à Artaud. Les réunions de la rue Blomet, son incursion dans le Surréalisme, sa singularité évidente, ses incompatibilités d'humeur.

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