mercredi 9 novembre 2016

Résidence Argentan : billet 6

Avançant dans mon projet, une question se fait de plus en plus pressante. La preuve. J'ai changé plusieurs fois déjà le sous-titre de Nanaqui, pour arriver à un "Une vie d'Artaud" qui ne me satisfait pas encore tout à fait. J'ai le temps d'y réfléchir. C'est tout l'intérêt du dispositif de la résidence d'écriture.
La volonté de ce roman graphique sera de proposer une vie d'Artaud ou plutôt même, "une lecture de la vie d'Artaud".
Je n'ai aucune envie d'aller vers l'exhaustivité et l'exactitude. C'est ça, ce sera "ma lecture de la vie d'Artaud".
Pour chaque partie, de toute façon, il me faut faire un choix, traquer les épisodes qui me semblent les plus significatifs, signifiants, importants.
Plongé actuellement dans l'enfance d'Artaud, que dois-je privilégier ? Que dois-je laisser de côté ?
Bien sûr, il faudra s'attacher au parcours endeuillé de cet enfant. Sa mère met huit enfants au monde... trois survivent seulement. Père autoritaire et peu présent. Grand-mère adulée. Éléments multiples. Et l'apparition de la maladie mentale, précoce, diagnostiquée avec du flou. De quoi souffre Artaud ? Neurasthénie ? En tout cas, il est un enfant difficile victime de sautes d'humeur. Ses premiers rapports avec l'opium... par prescription médicale... Ses premiers pas en poésie.
Voilà les éléments qui composeront cette deuxième partie consacrée à l'enfance d'Artaud, jusque 1920 donc... date à laquelle le Marseillais monte à Paris... Mais ça, ce sera pour la troisième partie et c'est une autre histoire. Chaque chose en son temps.

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