jeudi 21 janvier 2016

Ouvrir portes et fenêtres

Je me souviens d'une discussion que j'avais eue avec Ingrid Thobois, je crois que c'était du côté de Creil. Il y a quelques années.
Je lui disais à quel point j'avais été impressionné par la maîtrise de l'écriture en jeu dans son roman Solliciano, paru en 2011 chez Zulma.
On avait parlé un peu "cuisine" en quelque sorte. Et elle m'avait dit qu'il y avait une première phase dans l'écriture durant laquelle il s'agissait d'ouvrir les portes en grand, ou d'ouvrir un grand nombre de portes. J'avoue ne plus me souvenir exactement. En tout cas, j'avais retenu l'idée de cette nécessaire liberté pour faire surgir des choses essentielles au roman en cours, même si au final, on procède à un gros travail de reprise, de retrait, d'ajout par la suite.
En reprenant ce mois-ci mon chantier adulte, avec la ferme intention de le mener au bout, eh bien je repense à cela et je trouve les paroles d'Ingrid parfaitement justes. Je pense Oui, c'est tout à fait ça.
Et pour cette étape, rien de tel qu'un bon cahier quadrillé. Parce que la plume portée par la main, même si on en perd l'habitude un peu, à force de claviers, impulse un bon rythme, un rythme suivant de près la pensée. Ni trop lent, ni trop rapide.
D'abord ouvrir en grand. Les portes et aussi les fenêtres tant qu'on y est.
Merci Ingrid pour ton judicieux conseil.

2 commentaires:

Véronique Cauchy a dit…

Je trouve ces remarques très justes. Le soucis, souvent, c'est l’autocensure. Pourquoi, comment? (Ouvrir un journal, et prendre peur?...)

Benoît BROYART a dit…

Merci. Oui, pas facile de lutter contre l'autocensure.