mercredi 27 janvier 2016

Donner à voir

Le processus de l'écriture, c'est-à-dire ce qui vient en premier, qui fait partie du travail mais sans en avoir l'air, qui paraît donné mais il n'en est rien en fait, eh bien cela ressemble à une infusion. Mais rien à voir avec la verveine, entendons-nous bien. Un concentré d'images fortes plutôt, de sensations restées profondément enfouies, un travail pour creuser la mémoire. Il faut laisser longtemps infuser, je crois. Et avoir un tant soit peu confiance. Marcher, avancer et on verra bien. Une absence de complexes pour un temps.
Le but est de rendre visible alors qu'au départ, au même titre que le lecteur qui tiendra le livre, on est dans le brouillard, perdu un peu dans toutes les directions possibles.
Débroussailler. Arpenter. Sauter d'aussi haut que possible sans filet. Il sera bien assez temps, ensuite, de retenir, reprendre, raturer, reficeler, éviter les répétitions, creuser plus profond. Rendre visible. Donner à voir.

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