lundi 18 mai 2015

Groggy

De retour de Tinqueux où j'ai lu Cavale. Émotions fortes. C'est toujours la même histoire quand je me replonge dans ce texte pour en donner une lecture. Après, je suis sur les rotules. Et là forcément, en plus, il y avait la dimension Y revenir, pour reprendre le titre d'un livre de Dominique A que je n'ai pas lu d'ailleurs. C'est une bien curieuse sensation d'y revenir parfois. On se sent à vif, une pelote de nerfs même si on joue en terrain familier. Ça remue, quoi qu'on y fasse. Assommé presque. Plus que fatigué en tout cas, cette fois-ci. J'ai des difficultés à m'en remettre. Il me faudra encore une ou deux nuits avant de remonter.
Et pourtant, le paradoxe est que j'ai beaucoup de plaisir à partager cette histoire avec un public.
Prochaine représentation le samedi 30 mai au Canal de Redon, à 15 heures. Si vous n'avez pas vos places, il est temps. D'autres dates à venir également, à Calais notamment cet été. J'attends des confirmations pour ailleurs aussi.
Malgré tout ça, il va falloir que je trouve en moi pas mal de ressources pour les semaines-mois à venir. Car l'homme que vous voyez sur la photo insiste sur mon bureau. Je vous en dirai un peu plus quand le projet aura avancé davantage. Mais avec Artaud, je vais avoir fort à faire, quelles que soient les directions choisies, je le sais déjà.
En projet aussi, dans un coin de mon cerveau, un nouveau texte adulte. Oh, je vous vois sourire là, non ? Plusieurs fois déjà que j'ai annoncé ça ici ou là. Oui mais là, très bientôt, je ne pourrai plus reculer.
Pour l'heure, je m'en vais me coucher... ou pas loin. J'ai l'impression d'avoir 110 ans au moins...

2 commentaires:

Moune a dit…

"Le jour viendra où je pourrai écrire entièrement ce que je pense dans la langue que depuis toujours je ne cesse de perfectionner comme venant de moi par ma douleur"

Benoît BROYART a dit…

Merci Moune. C'est beau Artaud, n'est-ce pas ?