vendredi 3 octobre 2014

Fatras

La vie d'un auteur dont c'est le métier, non parce que c'est le cas hein, je fais ça parce que j'ai de l'encre qui coule dans le sang, sans doute, mais aussi je gagne ma croûte avec mon activité d'auteur, du moins j'essaie. Oui donc, la vie d'un auteur dont c'est le métier, bah elle est trépidante et très occupée. Ça part un peu dans tous les sens. Parfois un peu trop. Mais enfin, le même désir est toujours là au fond. Trouver des voix et raconter des histoires, de toutes les façons possibles. Livres, ateliers, rencontres, spectacles, courts-métrages. Rester gourmand de toutes les facettes. Parfaire des techniques aussi. Ce qui fait qu'au bout du compte, enfin  au bout de la journée plutôt, bah il reste peu de temps pour vous donner des nouvelles. D'autant que parfois, on s'aperçoit qu'il faut aussi s'occuper de la communication (quand les éditeurs ne le font pas) et tout un tas de choses qui n'entretiennent que peu de rapport avec l'écriture. On se démène. On surcommunique sur les réseaux sociaux. Ce qui fait dire aux gens après des phrases du type Bah, ça a l'air d'aller en ce moment Benoît. C'est pas que ça ne va pas. Mais peu de gens ont en tête ce qu'est la vie d'un auteur et toute l'énergie qu'il doit déployer pour en vivre.
Quoi vous dire aujourd'hui ? J'attends avec impatience, pour le printemps prochain, la parution de trois albums chez Oskar éditeur, Milan et Benjamin Médias. Et pour un peu plus tard, le premier tome de La pension Moreau aux Éditions de la Gouttière. Hâte !
Autrement, ça fourmille de choses dans le labo ces temps-ci. On va de développement de projets en développements de projets. Qu'ils soient audiovisuels (GROM, des nouvelles pour bientôt, là on peaufine le montage du pilote), BD (avec Olivier Supiot ou Romuald Reutimann), d'albums (avec Judith Gueyfier), de romans (en solo). Et tous les autres projets à naître aussi. Les envies de retravailler avec untel ou untel. L'ami Laurent une fois de plus. Parce que ça fait trop longtemps.
J'espère vous annoncer de bonnes nouvelles ici même très bientôt. Mais là aussi, c'est parfois un peu complexe. On met beaucoup dans des choses auxquelles on croit fort et on se vautre et on vous dit parfois oui pour des choses que vous ne pensiez jamais parvenir à publier. Les voies de l'édition sont impénétrables. Les lois du marché le sont aussi.
Lectrices et lecteurs de ce blog, je vous salue bien bas et vous donne rendez-vous ici ou là, en lignes ou en chair et en os.
Tiens, là il faut que je reprenne mon vélo. Ultime répétition avant la représentation de Cavale, lecture en selle, demain samedi 4 octobre à la médiathèque Robert Badinter de Clohars-Carnoët. Vous viendrez ? C'est très beau par-là, vous savez !

2 commentaires:

Aurélie Desfour a dit…

C'est un beau fratras... Je regrette d'habiter trop loin pour assister à Cavale !

Benoît BROYART a dit…

Merci Aurélie. Eh bien si je passe un jour près de chez toi, je te le dirai !