jeudi 6 juin 2013

Longues routes

Un moment que je voulais écrire par ici mais le temps me manque pour le faire, ces temps-ci. C'est la saison des salons mais aussi, les projets se multiplient, ce qui est une bonne nouvelle mais une nouvelle qui laisse assez peu de temps pour aller dans les friches et décrire un peu comment tout cela se passe. Les mécanismes en jeu dans l'écriture, les boires et les déboires, la spécificité de chaque aventure. Que sais-je encore ? J'aime bien venir ici pour faire le point.
En ce moment, ce sont les arbres qui me préoccupent (enfin comme souvent et depuis longtemps). Un véritable régal, ce livre initié avec Manon Jaillet de La maison est en carton. Ma boîte mail se remplit quotidiennement d'images. Toutes plus belles les unes que les autres. Les imprimer et les coller dans mon grand cahier rouge, d'abord. Puis laisser l'image se développer, y revenir. Se donner le temps qu'il faut avant d'écrire. Tenter de saisir ce qu'il y a au-delà du cadre. Un début d'histoire, par exemple.
Autrement, toujours pas mal occupé aussi par La pension Moreau, premier projet BD signé avec Marc Lizano aux pinceaux. Ce dernier ne devrait pas tarder à commencer à crayonner. Hâte de voir ça. Et juste après l'été, il me faudra embrayer sur l'écriture du scénario du tome 2. Avant cela, une petite bibliographie passionnante à explorer, autour de l'enfance, de la condition de l'enfance, de la maltraitance, etc. Films, livres, etc. C'est un très beau métier, auteur. Les jours ne se ressemblent pas et j'aime bien ça.
Quelques projets d'album aussi, démarrés avec des illustrateurs dont j'aime le travail. Peut-être pour bientôt, une version illustrée de La nuit dans la forêt avec l'ami Laurent Richard. J'ai terminé un texte pour Hervé Le Goff également. Rapidement, ce dernier devrait faire quelques illustrations pour notre Éléphant à New York et notre projet pachydermique pourra aller se faire lire quelque part. Gros plaisir d'écriture pour ce texte. Décomplexé, je suis, comme dirait maître Yoda. Pour la première fois, je me suis laissé aller à des passés simples et des imparfaits. Enfin pour la première fois depuis longtemps. Autrement, je travaille actuellement avec Andrée Prigent (tu as vu Andrée, les jolies fleurs jaunes qui illustrent ce billet, eh bien elles sont pour toi) et je vais démarrer aussi un texte pour Olivier Supiot, que j'ai revu avec énormément de plaisir au joli salon de la BD d'Amiens.
Et là bah, ce n'est que la partie émergée de l'iceberg de mon emploi du temps du moment... Je vous recause de tout ça et d'autres choses encore un peu plus tard. Oui parce qu'il y a GROM aussi, et l'adaptation de Cavale pour la scène, et toutes les jolies propositions d'ateliers. Il y a aussi le texte que je fais chaque mois pour Wakou. Merci à Clara Recordier pour la confiance qu'elle me témoigne. Des projets aussi du côté de chez Milan, de romans, d'albums... Mais bon, là, pour l'heure, je retourne dans les arbres. Parce que vous comprenez bien. Tout ça ne se fait pas tout seul.

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