mardi 7 mai 2013

Sonya Hartnett : Les enfants du roi

La lecture de L'enfant du jeudi de Sonya Hartnett, paru chez le même éditeur, m'avait vraiment bouleversé. J'attendais avec impatience, forcément, la sortie d'un nouveau roman de l'auteur australienne, récompensée en 2008 par le prestigieux prix Astrid Lindgren.
Si Les enfants du roi apparaît comme un texte plus classique que L'enfant du jeudi, on y trouve cette même capacité qu'a Sonya Hartnett de transporter son lecteur dans ce que l'univers de l'enfance porte de singulier ; le fait qu'on puisse se tenir, sans sombrer, quelque part entre rêve et réalité avec une belle liberté. Car ici, c'est bien le pouvoir de l'imaginaire qui mène la danse, même si les trois enfants du récit font face, dans le même temps, à la dure réalité de la guerre.
Ils sont rares, finalement, les écrivains qui parviennent à capter avec autant de précision la chair de l'enfance, son climat si particulier.
Un très beau roman sur l'enfance donc, bien davantage qu'un roman pour enfants. Mais c'est un peu, je crois, la démarche des Grandes Personnes, qui portent parfaitement leur nom et offrent une belle singularité dans le paysage de l'édition jeunesse.
Bien sûr, Les enfants du roi est aussi un roman d'apprentissage et les trois protagonistes sortent grandis de l'aventure qu'ils ont traversée. Pourtant, en lisant Les enfants du roi, j'ai d'abord pensé à ce vers de Wordsworth que j'aime tant : "The Child is father of the Man."

Sonya Hartnett : Les enfants du roi. Les Grandes personnes. 288 pages, 16 euros.

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