jeudi 7 mars 2013

Sébastien Joanniez : Vampires, cartables et poésie

Un court roman assez innovant, inventif, notamment au niveau de la langue, ce qui n'est pas si souvent le cas en jeunesse. En jeunesse, pas toujours hein, mais parfois, on se retient, on frôle la littérature mais de loin. Il faut une histoire un peu lisse pour que le jeune lecteur, surtout, ne se perde pas. En jeunesse, parfois, on balise trop. Alors que là, non.
Parce qu'il y a quelque chose de très poétique dans l'écriture de Vampires, cartable et poésie. On pourrait trouver quelques filiations d'ailleurs entre Sébastien Joanniez et Boris Vian, par exemple.
Il est question ici de magie, entre autres, d'un fils de sorcier que ses parents ont décidé de surnommer "le non" parce qu'il refuse la magie. Lui veut juste aller à l'école pour apprendre, avoir une vie normale en somme. Dire oui à la vie et ne pas utiliser ses pouvoirs à tout bout de champ, comme ses parents. Mais un jour, il les emploiera pourtant sans même y réfléchir.
Vampires, cartable et poésie est un roman curieux et décalé. Difficile d'en brosser le portrait. Juste envie de vous dire d'aller vous y jeter sans hésiter et de vous laisser porter.

Sébastien Joanniez : Vampires, cartable et poésie. Éditions du Rouergue. DacoDac. 80 pages, 7 euros.


2 commentaires:

Pépita a dit…

dans mes prochaines lectures de ce we...j'aime la plume de cet auteur...Avez-vous lu Noir Grand ? magistral.

Benoît BROYART a dit…

Non, pas lu. Mais j'irai voir, assurément !