mercredi 13 février 2013

Hélène Gaudy : Quand j'étais cagibi

Quand Amy tente de parler à la maison, personne ne l'écoute. Il n'y en a que pour les autres : sa grande sœur,  sa mère, son père. Ce n'est jamais son tour de dire ce qu'elle a sur le cœur.
Alors un beau jour, la jeune fille en a plus qu'assez et décide d'aller s'enfermer dans le cagibi, séance tenante. Elle compte y rester à jamais. Les autres regretteront bientôt Amy, c'est sûr.
Pendant qu'au fond du placard, la résistance s'organise à coup de raviolis froids, entre autres, dans le reste de l'appartement, la vie continue, sans Amy.
Oui mais ça va durer encore longtemps ?
Avec une belle sensibilité et une tendresse soulignée par les dessins d'Émilie Harel, le roman d'Hélène Gaudy avance avec beaucoup d'intelligence pour dire à quel point c'est difficile, parfois, de trouver sa place dans une famille, de s'y faire entendre, surtout quand on est la benjamine de l'équipe. Humour et sensibilité sont au programme de ce roman original et juste.

Hélène Gaudy : Quand j'étais cagibi. Illustrations Émilie Harel. Collection Zig-Zag. Éditions du Rouergue. 96 pages, 7 euros.

1 commentaire:

Pépita a dit…

je partage votre analyse. Un roman très sensible en effet.