lundi 4 février 2013

Concours de février

Oh le joli concours ! En février, on gagne quoi ? Un exemplaire dédicacé de La bouche de l'ogre. Si si. Bande de veinards !
Pour jouer, rien de plus simple. Vous me laissez après ce billet un commentaire dans lequel vous m'expliquez, en quelques mots, la peur de votre vie. Enfin celle qui vous hante encore, pour le moment. Non parce qu'il pourrait vous arriver des bricoles encore. La peur fait partie de la vie. C'est comme ça. Je choisis le 15 février prochain les cinq plus belles peurs et j'en tire une au sort pour déterminer le gagnant du concours. Attention, c'est parti !!! Je veux des histoires vraies, hein. Inutile d'essayer de m'embobiner avec des trucs improbables...

25 commentaires:

Anne-Gaëlle Balpe a dit…

Bravo (re) pour cette parution !

Alors la peur de ma vie c'est quand je me suis retrouvée accrochée à des racines avec un pote pour ne pas tomber sur les rails au moment où un train passait en contre-bas.
Ça ira comme peur ?
Sinon y'avait aussi l'oeil du merle juste à la hauteur de mon lit et de ma tête sur le papier peint de la chambre de ma chambre mais c'est tout de même moins efficace, narrativement parlant.

Laura Millaud a dit…

Pas de peur à raconter, mais Bravo d'entrer dans cette belle collection !

Bourdon a dit…

Je partais en voyage avec ma mère. Il y avait un bon moment qu'une envie pressante nous taraudait, mais la campagne était rase. Aussi, lorsque nous avons vu une rangée d'arbres le long de la route, ni une ni deux, j'ai stoppé la voiture. Ma maman est allée se cacher derrière les arbres la première, je suis bien élevée. Puis à mon tour, alors que j'étais accroupie à l'ombre de cette toute petite allée forestière, j'ai vu foncer sur moi une ÉNORME machine vrombissante, une sorte de caterpillar, un truc monstrueux, droit sur moi, qui a enlevé d'un coup, et hop! la rangée d'arbres! Elle longeait le chantier d'une autoroute en construction, auquel nous n'avions pas fait attention, toutes pressées que nous étions.
Ah la peur de ma vie! Je ne sais pas comment j'ai rejoint la voiture, ni remis ma culotte dans le nuage de poussière. Le truc m'avait enlevé l'envie d'un coup.

fêtedulivremerlieux a dit…

J'ai hâte de découvrir "La bouche de l'ogre" !

La peur de ma vie, je l'ai vécue dans un hôpital, lorsque, à la suite d'une hémorragie, l'hémoglobine de ma fille est tombée si bas qu'il a fallu la transfuser de toute urgence. Pronostic vital engagé... ce fut la pire nuit de ma vie...

Ben oui... j'ai peur des ogres qui mangent les enfants...

Sardine a dit…

La peur de ma vie, c'est quand j'ai vu ma toute petite fille tomber dans un escalator et qu'avec mon bébé dans une écharpe et un sac dans l'autre main, je n'arrivais pas à la relever. J'imaginais déjà les petites mains coincées sous les marches en haut et je hurlais : "Relève-toi ! Relève-toi !"
Pas une personne présente dans l'escalator ne l'a aidée ce jour-là, mais heureusement, elle a enfin réussi à se remettre debout avant l'arrivée.
J'en tremble encore quand on doit prendre un escalator...
(Pas drôle, tout ça :-( )

Sandrine Berthault a dit…

Nous étions en vacances en Bretagne,(nos premières vacances en Bretagne, d'ailleurs!), mon mari, mon fils de 4 ans et moi. Notre plus grand plaisir, c'était d'aller nous promener sur la plage, ramasser des coquillages, sauter de rocher en rocher, courir après les crabes. Activités estivales très banales. Malheureusement, nous avions oublié de surveiller l'heure. La mer était montée en silence, recouvrant les bandes de sable jaune de son écume baveuse, tel un monstre affamé. Nous ne nous étions pas encore retournés et là, ce fut la vraie panique. Nous étions littéralement piégés : aucun chemin de repli. L'eau qui continuait de monter, d'un côté, la falaise et ses rochers coupants de l'autre. Nous n'avions pas le choix : il ne nous restait plus qu'à escalader les rochers sans perdre un instant pour rejoindre le haut de la falaise. Mon mari empoigna l'enfant, moi, son seau et sa pelle. Nous n'avons jamais eu aussi peur de notre vie!

Benoît BROYART a dit…

Eh bien ce concours vous inspire. Tant mieux. Je n'en attendais pas moins. Merci pour ces premiers témoignages. J'ai hâte d'en lire d'autres.

Mary Aulne a dit…

petite balade à cheval. mais comme le canasson est à la traîne, il décide (sans me demander mon accord) de partir au galop pour rejoindre ses comparses. Je perds l'étrier. Je m'accroche à l'encolure (les initiés te diront qu'il ne FAUT SURTOUT PAS faire ça). Je glisse sur le côté. Puis sous le ventre de l'animal. Là, je fais rapidement le point sur la situation dans ma tête (c'est fou tout ce qu'il peut se passer en quelques secondes dans une caboche... et aussi toutes les lignes qu'il faut pour les écrire, ces choses), et je me dis : lâche-tout ! J'ai lâché. Je me suis retrouvée dans l'herbe, Ouf ! Mais l'histoire n s'arrêe pas là... Car il y avait encore 2 sabots qui devaient passer au-dessus de moi !Et ce qui devait arrive arriva, je vous l'donne émile : j me suis pris le sabot arrière de l'animal sur la poire.
Bilan : l'aile du nez entaillée et le pif de clown le plus gros du monde pendant 15 jours !

Mary Aulne a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
cieloysol a dit…

La peur de ma vie..
Je roulais en voiture sur l'autoroute, avec ma fille à mes côtés. Tranquillement, en papotant. Nous avions fait un long voyage, et j'adorais ces grands voyages où nous discutions sans fin...
Quand tout à coup nous avons aperçu un véhicule, à quelques centaines de mètres devant nous, qui était en train de perdre des planches de son chargement.
Les planches arrivaient en l'air, à toute vitesse, les unes derrière les autres, et s'écrasaient sur l'autoroute... L'horreur totale ! Et le pire pour moi, était qu'elle – ma fille – était dans la voiture à mes côtés...
Je ne sais pas comment j'ai fait pour les éviter, j'ai ralenti je crois, j'ai réussi à passer à côté par je ne sais quel miracle, et je me suis garée toute tremblante, de la tête aux pieds, sur le bas-côté.
Je ne sais pas combien de temps j'ai mis à me calmer, je ne sais même plus si j'ai été capable de reprendre le volant ou si c'est elle qui a conduit, je sais juste que nous avons eu une bonne étoile au-dessus de nos têtes ce jour-là.

Liméa a dit…

La peur dans ma vie,
elle est toujours présente.
Un soir, j'ai perdu ma fille des yeux, dans une grande ville, avec plein de monde. J'ai crié son prénom, c'est sorti du ventre.

Séverine Vidal a dit…

hum... une peur de mère aussi... sur la plage, Fantine était sous mes yeux et deux secondes plus tard, plus personne. Vingt minutes d'une peur atroce, une peur blanche, je ne sais plus du tout ce que j'ai fait, crié paraît-il. Et puis elle est revenue. En me disant juste "Ben, t'étais où ?"

Cathy Mouchon a dit…

Quand j'étais petite , je dormais dans le lit supérieur du lit superposé et au bout du lit ,il y avait une patère sur la porte et une robe de chambre accrochée et quand les lumières étaient éteintes , un rai du réverbère se dessinait sur le vêtement et je le voyais grandir dans le profond de la nuit et rapetisser au petit jour. J’avais la terreur que la robe de chambre se décroche et atterrisse sur le lit . Je n'aime pas les robes de chambre même avec des petites fleurs !

Régine JOSEPHINE a dit…

Félicitations Benoit ! Je participe avec plaisir.
Alors la peur de ma vie, c'est la nuit de la naissance de ma fille. Une heure du matin, évidemment, quand les peurs sont à leur apogée. Pendant 1/2 heure, le médecin de garde a essayé de "rentrer" le bébé à l'intérieur car il était en souffrance et il fallait faire une césarienne. Mais l'enfant était en train de naitre. Je n'en étais qu'à 5 mois et demi de grossesse. J'étais persuadée d'être en train de mettre au monde un bébé mort. Ma peur a duré 3 mois, avec ma fille hospitalisée et un pronostic vital engagé. Encore aujourd'hui, je revois le médecin entrer dans ma chambre d'hopital, 2 jours après la naissance, et me dire "Si ça se passe mal cette nuit, voulez-vous qu'elle soit baptisée avant ?"...

Benoît BROYART a dit…

Merci pour toutes ces participations qui prennent aux tripes. Chouette sujet non, la peur ? Cela sera difficile de faire un choix.

Anonyme a dit…

Peur des Citroen GS jaunes

J'avais une vingtaine d'année, je vivais alors dans un immeuble ancien digne de figurer dans le film "Brasil" : papier peint déchiré datant de la première guerre mondiale, toilettes à la turque sur le palier, bouchers chevalins au RDC, famille nombreuse de portugais basiques sur mon palier, foldingue sous les combles, qui descendait parfois en chantant façon "lyrique destroy" ou en hurlant des insultes à l'encontre des bouchers avec une voix de crécelle, les rares fois où elle sortait de son trou pour aller acheter du blanc "Préfontaines", seule nourriture qu'elle assimilait ! : "Guillemin collabos ! Guillemin collabos !"...
tout çà c'était folklo, ses varices qui ressemblaient à des calligraphies à l'encre de Chine, l'odeur pestilentielle qui restait dans les murs plusieurs quarts-d'heure après son passage...

Un jour le petit-fils de la beauf qui vivait au-dessus de chez moi est sorti de prison, junk dealer, les ennuis n'ont fait que commencer : vols divers, perturbations de tous ordres, défilé de gens spéciaux dans l'immeuble... Je l'entendais parfois hurler de manque.
Régulièrement une Citroen GS jaune se garait devant, il y avait un défilé de personnes louches, bruyantes et nerveuses dans l'immeuble : mon côté "français bien comme il faut, délateur potentiel, recroquevillé sur ses bases bien élevées souffrait.

Un jour, un après-midi, j'entends frapper à la porte, j'ouvre et me retrouve face à 4 types en rang d'oignon, qui le cherchaient, ce pauvre malheureux qui a fini par le sida. Je dis qu'il habite chez sa grand-mère au dessus, mais j'avais affaire à des cerveaux lents. Lorsque je fais finalement le geste de refermer la porte, je me retrouve dans une série B : pied qui bloque la porte, et l'un des quatre me braque un flingue dessus, en position apprise sur la TV noire & blanc. Ils pénètrent chez moi, et me cuisinent pendant au moins une heure. Finissent par partir en me disant qu'ils reviendront. Je flippe, ces gars vivent dans un feuilleton, c'est pas possible.

Je regarde à la fenêtre : dans la rue une Citroen GS Jaune file...

Je me sens très fragilisé, le week-end passe, j'en dégueule. que faire ? je n'ose appeler les flics.
Le dimanche soir une amie vient me soutenir, je suis trauma, elle reste dormir à la maison, mais doit repartir le lendemain tôt pour bosser. Elle part donc le lundi matin et ferme la porte d'entrée qui est une simple porte, avec poignée des deux côtés, ainsi on peut entrer pendant mon sommeil. Moi, épuisé, je dors. Réveillé soudain par quelqu'un qui frappe violemment ! Je me lève stressé, j'approche doucement car le plancher ancien risque de grincer, regarde dans l'oeilleton, vois les 4 types. Je verrouille d'un seul coup et leur gueule de se barrer, que je n'ai rien à voir avec "Fabrice"...
J'ai mis quelques mois à m'en remettre, heureusement que les Citroen GS jaunes ne sont pas ce qui se fait (faisait) de plus courant...
Mais tout de même : depuis j'ai peur des Citroen GS jaunes.
JM Zelwer

Marido Viale a dit…

La peur de ma vie :
1987. Lifou ( iles loyautés)
Quatre enfants petits à l'arrière de ma voiture, dont le mien. Je les emmène à l'école. Un barrage sur la route: une tranchée !
Un mètre de large et un mètre de profondeur. J'imagine le boulot pendant la nuit .. chapeau !
Palabres sur le bord de la tranchée avec la population kanake.
Demi-tour. On rentre pas la peine d'insister, on ne passera jamais.
À ce moment arrivent les gendarmes mobiles, au loin avec des blindés et des engins de déblayage. Ils descendent de leurs véhicules, à 100/150 mètres..
Armés.
Soulagement de tout le monde sur la tranchée ;
- Enfin, les voilà, ils vont nous aider à traverser.
Les gendarmes casqués, se mettent en position de tir sur toute la largeur de la route, genou en terre, mitrailleuses braquées sur cette "manifestation kanake" au bord d'une tranchée.
Les gamins dans la voiture:
-waouu, c'est comme à la télé!!
Moi je hurle:
-Couchez-vous, ils ont tirer !
Je hurle à ma portière aux hommes debout sur la tranchée tout aussi ahuris que moi :
-Faites quelque chose ils vont tirer!
L'un d'eux, un vieux sage trouve un mouchoir blanc dans sa poche. Il part en le secouant au-dessus de sa tête. Il a fait toute la route. Arrivé à trois mètres des gendarmes, ils ont baissé leurs armes.
Retour à la maison à 30 kilomètres à l'heure, en seconde...plus de force pour appuyer sur la pédale d'accélérateur.
Les gamins sont ravis !!
-C'était marrant!
Ah oui ! pourquoi j'ai les jambes flageolantes?

Catherine Latteux a dit…

Peur moi jamais!!
Non je plaisante une peur de chaque jour, une peur de maman...la peur que mes enfants (même devenus grands) ne croisent un jour un Ogre (des temps modernes).
Félicitations pour cette parution benoit.

Benoît BROYART a dit…

Ça commence vraiment à foutre les jetons ici... Merci à tous !

Cathy Ytak a dit…

Raconter une peur ? Une vraie de vraie qui fait encore peur ?
Ah, ben non. ça fait trop peur, ça.
Cela dit, un jour, j'ai fait la connaissance d'un ogre qui saignait du nez. Ça coulait vert partout, sur son mouchoir. Depuis, j'ai une peur bleue du sang vert. Je suis devenue daltonienne et ça va un peu mieux, mais j'ai quand même très peur de lire "La bouche de l'ogre" et de faire une rechute.

Matthieu a dit…

Une fois gamin, je rentrais chez moi en passant à travers le parc. Au moment de passer entre deux grandes haies, j'entends du bruits. Deux silhouettes. Je sursaute. J'entends appeler. Mais trop tard, je galope le plus vite possible jusqu'à chez moi, soit 500m avec au moins un record personnel à la clef. J'étais suivit ou pas, je ne serai jamais..
Seul dans la maison, j'attends l'arrivée de mes parents. A leur arrivée, je me suis calmé. Je n'en parlais à personne.

Gwendoline Raisson a dit…

c'est un vrai championnat de peurs, terrible, terrible!
Pour ma part, je crois qu'une des plus fantastiques trouilles de mon enfance, c'est un jour où quelqu'un a sonné à la porte de l'appartement familial. J'étais seule. Quand j'ai ouvert je me suis trouvée nez à nez avec un masque africain (un être humain non identifié portant un masque africain sur la tête pour être précise) et là, surprise, angoisse absolue, j'ai hurlé de terreur, claqué et fermé la porte à clé et tremblé pendant un long moment. Le sorcier africain s'est mis à frapper à la porte en s'excusant, il s'agissait en fait d'une amie de ma mère, qui habitait dans notre immeuble, et qui pour d'obscures raisons était venue faire une super blague. Je ne lui ai jamais rouvert, ni même à mes parents quand ils ont voulu rentrer.

Claire Bertholet a dit…

Bravo Benoît pour ce nouveau roman.

Je vais être brève, comme la secousse sismique ressentie il y a quelques semaines alors que j'étais assise à mon bureau. La maison a bien tangué... et moi j'ai bien tremblé !

Anonyme a dit…

FELICITATIONS POUR CETTE PARUTION !

Une des plus grandes peurs fut lorsque assise sur un lit d'hôpital j'ai appris que je ne marche plus,je ne parle plus, je ne compte plus je n'écris plus, je ne lis et surtout plus qui je suis...

isada a dit…

Bravo Benoît pour ce concours et merci de ta participation à cette belle collection Trimestre.

Des peurs dans une vie de femme, ce n'est pas ce qui manque !
Mais une en particulier m'a fait vivre un moment de grande frayeur...
Un soir de Noël, après le travail il me fallait faire une bonne quarantaine de kilomètres pour rejoindre ma famille. J'étais fatiguée et j'avais juste envie de me détendre dans un bon bain chaud. Après une micro sieste sur le canapé, je me décide enfin à charger ma vielle Peugeot 104 qui me servait de traîneau ce soir-là. Il fait nuit et froid, je prends la route. Les routes de campagne aux abords des Landes sont bordées de forêts de pins... Soudain dans les faisceaux lumineux de mon auto, je distingue une silhouette au beau milieu de la route, et plus exactement au beau milieu de MA route !! Je ralentis, bien sûr... Et c'est en première que j'arrive face à un homme en treillis qui ne bouge pas, armé d'un truc genre très grosse mitraillette !!!
J'ai juste le temps de faire un écart pour l'éviter et sans oser regarder dans le rétro, tenter d'accélérer au plus vite : "allez Titine, ne me lâche pas maintenant !!"... Je viens de faire l'expérience de l'expression "avoir le sang qui se glace". Dix kilomètres plus loin, j'arrive tremblante chez les miens, je suis pâle comme un linge. Quand l'un d'eux me demande si ça va, je m'écroule en larmes. Certes, j'étais fatiguée, mais non, je n'ai pas rêvé. C'était quoi ce fou ???