mardi 2 octobre 2012

Concours d'octobre

À gagner, ce mois-ci, un exemplaire dédicacé de Si tu savais. Et comme il est question ici, entre autres, de Robert Desnos et de poésie, pour participer, je vous demanderai de placer un commentaire ici-même. Quoi, comme commentaire ? Eh bien c'est très simple. Vous pourriez glisser, ici, l'un de vos vers favoris.
Vous avez jusqu'au 15 octobre ! C'est parti !

21 commentaires:

cieloysol a dit…

Impossible de choisir UN vers chez Prévert... je les adore tous...
j'ai donc choisi un poème entier... mais pas trop long quand même!
"Pour toi mon amour"

Je suis allé au marché aux oiseaux
Et j’ai acheté des oiseaux
Pour toi
Mon amour
Je suis allé au marché aux fleurs
Et j’ai acheté des fleurs
Pour toi
Mon amour
Je suis allé au marché à la ferraille
Et j’ai acheté des chaînes
De lourdes chaînes
Pour toi
Mon amour
Et je suis allé au marché aux esclaves
Et je t’ai cherchée
Mais je ne t’ai pas trouvée
Mon amour

Benoît BROYART a dit…

Prévert et sa fausse simplicité qui touche au cœur...

Sardine a dit…

Je l'ai déjà, mais je joue quand même pour le plaisir des belles phrases qui nous accompagnent...
Pour moi, ce sera du Gainsbourg.

"Non tu ne sauras jamais Manon
A quel point je hais
Ce que tu es
Au fond
Manon
Je dois avoir perdu la raison
Je t'aime Manon"

Benoît BROYART a dit…

Oui très très bien !

Claire Bertholet a dit…

Pour moi ce sera Paul Eluard :

Sous le ciel grand ouvert la mer ferme ses ailes
Aux flancs de ton sourire un chemin part de moi

Hélène R. a dit…

Par ici, Vian addict

Quand j'aurai du vent dans mon crâne
Quand j'aurai du vert sur mes osses
P'tête qu'on croira que je ricane
Mais ça sera une impression fosse

(Bonjour Benoît, on ne se connaît pas, tombée sur quelques uns de tes livres à la bib, j'aime beaucoup)

Benoît BROYART a dit…

Eluard, Vian. Décidément, que du beau monde, ici ! Et merci pour tes compliment, Hélène !

Olivier Dupin a dit…
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Olivier Dupin a dit…

Pour moi, ce sera du Renaud :

Qu' tu sois fils de princesse,
Ou qu' tu sois fils de rien,
Tu s'ras fils de tendresse,
Tu s'ras pas pas orphelin.
Mais j' connais pas ta mère :
Je la cherche en vain.
Je connais qu' la misère
D'être tout seul sur le ch'min.

Gwendoulash a dit…

Parce que Charleroi, c'est chez moi :)
et que le rayon dans la mousse c'est le bonheur.

Depuis huit jours, j'avais déchiré mes bottines
Aux cailloux des chemins. J'entrais à Charleroi.
- Au Cabaret-Vert : je demandai des tartines
De beurre et du jambon qui fût à moitié froid.

Bienheureux, j'allongeai les jambes sous la table
Verte : je contemplai les sujets très naïfs
De la tapisserie. - Et ce fut adorable,
Quand la fille aux tétons énormes, aux yeux vifs,

- Celle-là, ce n'est pas un baiser qui l'épeure ! -
Rieuse, m'apporta des tartines de beurre,
Du jambon tiède, dans un plat colorié,

Du jambon rose et blanc parfumé d'une gousse
D'ail, - et m'emplit la chope immense, avec sa mousse
Que dorait un rayon de soleil arriéré.

Benoît BROYART a dit…

Oui Renaud pourquoi pas ? La chanson porte une poésie immédiate et forte.
Ah Rimbaud ! Forcément. Perso, mon préféré je crois, celui qui me colle des frissons, c'est Les Assis !

GAB-K a dit…

Viens, mon beau chat, sur mon cœur amoureux ;
Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,
Mêlés de métal et d'agate.

Lorsque mes doigts caressent à loisir
Ta tête et ton dos élastique,
Et que ma main s'enivre du plaisir
De palper ton corps électrique,

Je vois ma femme en esprit. Son regard,
Comme le tien, aimable bête,
Profond et froid, coupe et fend comme un dard,

Et, des pieds jusques à la tête,
Un air subtil, un dangereux parfum,
Nagent autour de son corps brun.

Benoît BROYART a dit…

Très bien, le grand Baudelaire. Inoubliable. Même si perso, j'aime bien plus le poète... que les chats !

Gwendoulash a dit…

Je ne connaissais pas les assis.
deux poèmes lus en deux jours ...
merci
C'est grâce à ce concours :))


N'est pas Rimbaud qui veut hahahahaha
Et pour le poème avec Charleroi je me suis dit bon Rimbaud c'est bien et j ai choisi au hasard dans le tas, les yeux fermés et je tombe sur celui là.
C est marrant

Marido Viale a dit…

Seigneur
Je suis très fatigué
.......
Et j'ai beaucoup marché depuis le chant du coq
Et le morne est bien haut qui mène à leur école,
Seigneur je ne veux plus aller à leur école
........
Je veux suivre mon père dans les ravines fraiches
....
Je veux dormir ma sieste aux pieds des lourds manguiers
Je préfère vers l'heure où la lune amoureuse
Parle bas à l'oreille des cocotiers penchés
écouter ce que dit dans la nuit
La voix cassée d'un vieux qui raconte en fumant
Les histoires de Zamba et de Compère Lapin....
qui ne sont pas dans leurs livres
.......
Seigneur je ne veux plus aller à leur école

Hommage à Guy Tirolien, poète Marie-Galantais Extrait de "Prière d'un petit enfant nègre"

Benoît BROYART a dit…

Bonjour,
Merci pour cette découverte.

Amaury Cornut a dit…

Le vieil homme aux mains d’argent
Ravaude ses filets
À l’ombre de ses épaules bleues
Trouées par le grand âge.

Penché sur l’ouvrage
Son visage est une grotte
Où le ciel se blotit
Comme un poisson centenaire
Et médite
Au rythme très doux des nageoires.

Une petite fille regarde le monde
A travers la vitre,
Ses mains sont des étoiles de mer.

Malo Bouëssel du Bourg poète breton, (1996)

Benoît BROYART a dit…

Bonjour Amaury,
Merci pour ce très beau texte. Belle découverte pour moi. Une voix immédiate et gonflée de vérité.

BEAUPERIN ISABELLE a dit…

eJe fais souvent ce rêve étrange et pénétrant...

BEAUPERIN isabelle a dit…

JE FAIS SOUVENT CE REVE ETRANGE ET PENETRANT...

BEAUPERIN isabelle a dit…

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant...