samedi 2 juin 2012

Hervé Mestron : J'irai graffer sur ta tombe

Joseph a quinze ans. Son père est mort il y a quelques années déjà. Sa mère sort du coma après un accident vasculaire cérébral et s'en remet difficilement. Elle a perdu quelques-unes de ses facultés. Depuis son réveil, elle a, entre autres, une fâcheuse tendance à prendre son fils pour le petit enfant qu'il n'est plus.
Avant la mort de son père, Joseph gravait tout ce qui lui tombait sous les doigts à l'aide du couteau qu'il lui avait ramené de son pays. Il a placé l'objet dans son cercueil. Depuis, il graffe. Partout. Dans tous les coins de la ville. Il remplit les espaces vides et signe sous le pseudo de Fiasco des œuvres que tout le monde peut admirer.

Dans J'irai graffer sur ta tombe, Hervé Mestron fait le portrait à vif d'une solitude absolue et d'une révolte nécessaire. Et la plupart des pages de son roman sonnent très juste. Il y a un ton ici, une rugosité qui laisse passer, en arrière-plan, de jolies bribes de tendresse. Le lecteur suit pas à pas Joseph, parti à la recherche de lui-même et des fantômes qui le hantent.

Hervé Mestron : J'irai graffer sur ta tombe. 128 pages, 9,95 euros.

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