mercredi 21 mars 2012

Matt Elliott : The broken man

Que les mélodies de The broken man prennent parfois des teintes espagnoles ou slaves n'enlève rien, bien au contraire, à ce qui fait la singularité de la musique de Matt Elliott. La voix chaude et grave se déplie bientôt et développe un folk bordé d'ombres qui vous donne un cafard assez tenace. C'est troublant, Matt Elliott a un peu la même tessiture que Dick Polak, le chanteur du groupe néerlandais Mecano qui officiait au début des années 80. Les chansons de Matt Elliot s'entortillent et s'allongent, dépassant parfois dix minutes. De longs méandres mélancoliques.
Il se dégage de cet album quelque chose de profond et d'inconsolable. À écouter d'urgence.
Seule ombre au tableau (l'expression va comme un gant à l'artiste, pourtant), la très mauvaise idée de proposer une pochette de disque illisible, imprimée noir sur marron. Passons sur ce presque détail. Franchement, le contenu rattrape tout. Et l'album sort sur l'excellent label nancéien Ici d'ailleurs.

Matt Elliott : The broken man. Ici d'ailleurs

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