mercredi 25 janvier 2012

Marcus Sedgwick : Revolver

Dans une cabane au nord du cercle arctique, Sig est seul. Il veille son père dont le corps sans vie est sur la table. L'homme est mort gelé, rattrapé par la glace qui sous ces latitudes, est sans pitié. Sig reste là, face à la dépouille. Sa soeur et sa belle-mère sont parties chercher du secours. Surgit bientôt un homme, Wolff, aux allures d'ours. Effrayant et menaçant. Il vient rechercher ce qui lui est apparemment dû.
Chapitres courts, flash-backs constants, Marcus Sedgwick tient le lecteur en haleine tout au long de l'histoire avec comme point d'ancrage, un huis-clos effrayant. Car l'étranger qui est arrivé retient le jeune Sig chez lui, le menace, le frappe. Dans l'arrière-cuisine, le jeune garçon sait qu'au fond d'une boîte, un revolver attend depuis de longues années...
L'histoire d'Einar (le père de Sig) et de sa famille nous est livrée par bribes, distillée goutte après goutte.
Tension narrative extrême. Hymne à la paix et à la non violence également, Revolver est un roman tendu, glacé et glaçant.

Marcus Sedgwick : Revolver. Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Valérie Dayre. Editions Thierry Magnier. 203 pages. 11,20 €.

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