samedi 7 janvier 2012

Edith et Corcal : La chambre de Lautréamont

Voici un objet singulier, sous-titré "premier roman graphique, publié en 1874, enfin dans son édition intégrale".
Edith et Corcal ont choisi de faire revivre la figure du Comte de Lautréamont, auteur mystérieux des magnifiques Chants de Maldoror. Et pour ce faire, ils ont mêlé des personnages appartenant au Paris littéraire de l'époque (Rimbaud, Verlaine, Cros) et des personnages imaginés de toutes pièces mais... plus vrais que nature. On finirait par croire qu'Auguste Bretagne et Emily Parkinson ont en effet existé.
Le trait d'Edith se révèle particulièrement adapté pour restituer l'époque. Les bleus, les gris, les verts, les jaunes participent à la création d'une ambiance capiteuse et délétère.
Quant au récit, il présente une efficacité redoutable. On lit La chambre de Lautréamont d'une traite. Et l'ombre de l'auteur des Chants de Maldoror contamine chaque page. Très belle réussite. Impressionnant. Une bande-dessinée littéraire en somme. Elles ne sont pas légion.
Les heureux acheteurs de cette première édition trouveront en plus un magnifique ex-libris d'Edith à l'intérieur de l'ouvrage.

Edith et Corcal : La Chambre de Lautréamont. Futuropolis. 125 pages, 20 euros.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

http://bteyssedre.blog.lemonde.fr/2009/05/21/r18-une-maquerelle-nommee-bretagne/