vendredi 16 décembre 2011

Prise directe

Dans l'écriture, ce qui compte pour moi, c'est transmette à l'autre, espérer toucher le lecteur. Pour certains projets en tout cas, je plonge radicalement dans mon intimité et je tente de ramener une partie du noyau que nous avons tous en commun. Le lieu d'une éventuelle rencontre se tient là. C'est le sens de mon travail depuis le début. Bien entendu, c'est davantage perceptible sur les titres dédiés aux ados-adultes et aux 8-10 ans.
Récemment, en jouant la première représentation des Contes de la cabine à Lorient, j'ai expérimenté un autre rapport aux autres. Sur scène, on donne tout tout de suite, et ce qui advient arrive en direct. L'échange est fort, violent, généreux. J'ai beaucoup aimé. Il n'y a pas le décalage induit par la production d'un livre qui, détaché de son auteur, part seul finalement chercher ses lecteurs. Sur scène, davantage de risque peut-être mais aussi plus de plaisir sans doute.
J'ai très envie de poursuivre cette nouvelle aventure. Finalement, je m'aperçois qu'elle s'inscrit comme le prolongement logique de la démarche d'écriture. De toute façon, le plus souvent, j'ai vraiment la sensation de me plonger à l'intérieur de mes personnages, comme le ferait un acteur, sans jamais les regarder de haut. S'immerger. Veiller à se faire autre.
Vivement la prochaine représentation des Contes de la cabine. Elle aura lieu le 28 décembre prochain à Peillac, dans le cadre de la Pomme d'Orange. Tout donner donc. Enfin tenter de le donner en direct. Se jeter dans le vide avec le plus d'élégance possible.

2 commentaires:

Sardine a dit…

J'ai hâte d'assister à ton "jeté dans le vide avec le plus d'élégance possible"...
Bonne représentation Benoit!

Benoît BROYART a dit…

Merci Sandrine ! Et bon, la prochaine fois qu'on se croise, on tente de trouver un petit moment pour boire une bière ensemble.