vendredi 11 novembre 2011

Une maison pour Cavale



Il y a un moment, je vous ai fait suivre ici même la progression d'un texte nommé Cavale. J'envisage ce roman comme un court texte anti-autobiographique. Pour être plus précis, j'ai trouvé depuis longtemps dans le roman la possibilité de réaménager certains pans de mon passé. Avec Cavale, on est en plein dedans. Un fantasme sur un mauvais souvenir. Comme un pansement, sûrement, ou quelque chose d'approchant. Et la fiction permet de poser une réalité davantage acceptable après des années de flottements.

L'envie de Cavale m'est venue également, je crois, après avoir lu Guadalquivir de l'ami Stéphane Servant. J'avais beaucoup aimé cette fuite en train. Le côté interdit. Le côté à pleine vitesse. Stéphane a énormément de talent pour capter les émotions, les fissures, les tendresses.

J'ai frappé à un grand nombre de portes avant de trouver une maison pour Cavale. On m'a répondu que le texte était "trop dur" le plus souvent. Qu'allait-on pouvoir dire au commercial pour qu'il le défende ? Si si. Je me suis demandé un moment si Cavale était pour la jeunesse. Sur un certain nombre de projets, j'ai des difficultés à faire la distinction entre roman jeunesse et roman tout court. Ce qui importe pour moi, c'est la littérature.

Après pas mal de pérégrinations, je suis très heureux de pouvoir vous annoncer que Cavale a trouvé une maison. Les éditions Oskar l'accueilleront très bientôt dans une nouvelle collection nommée Court métrage. Et j'espère que bientôt, vous aussi, vous aurez envie de lui faire une petite place dans votre bibliothèque.

4 commentaires:

Muriel a dit…

Envie ? Et comment...

Sardine a dit…

Formidable!

Séverine Vidal a dit…

oui, Oskar fait souvent de la place dans ses collections à des livres plus durs, aux thématiques pas forcément évidentes ;-)
Et nous voilà collègues de collec' !

Benoît BROYART a dit…

Merci pour vos enthousiasmes !