vendredi 14 octobre 2011

Pascal Garnier : Lune captive dans un œil mort



C'est toujours un plaisir d'entamer la lecture d'un livre de Pascal Garnier, surtout quand ce n'est pas le premier. La voix est familière. On s'en souvient rapidement. Elle balaie le quotidien et la médiocrité de chacun avec une efficacité peu commune. Il y a chez Garnier un sens très aigu de l'observation et une capacité à restituer un climat avec une rapidité étonnante. Des images, des instantanés tombent à pic. "À nouveau le fou rire lui monta à la tête en le voyant bomber le torse et rentrer son ventre, son clavier de fausses dents rutilant dans la pénombre." Simple et efficace.

On pourrait penser que tous les romans de Pascal Garnier sont construits sur le même modèle. Mise en place d'un quotidien très... quotidien puis gros dérapage. Et ce qui nous tient ici, c'est qu'il est impossible de définir quand le récit à sombré. La sensation est curieuse et agréable. On s'est laissé prendre par le récit.

Dans Lune captive dans un œil mort, Pascal Garnier plante ses griffes et le décor dans une résidence ultra-sécurisée pour seniors. Les premières pages sont plutôt tentantes et le reste ne déçoit pas.

Je sais que bientôt, j'ouvrirai un autre roman de Pascal Garnier pour retrouver sa voix qui m'est familière.

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