mardi 20 septembre 2011

Lisse ?



En regardant Azur et Asmar de Michel Ocelot, je me suis posé la question suivante : Comment un univers à première vue aussi lisse, dénué de toute fissure, de toute aspérité, symétrique, mathématique presque peut-il dégager autant d'émotion ? C'est curieux. On dirait que tout est posé à plat. Et pourtant, c'est d'une beauté assez indéniable et loin d'être froid.

J'ai la même impression quand je regarde le travail d'Émilie Vast. Des lignes très pures. Sans une défaut. Et pourtant, ça vous transporte. Je me pose la question parce qu'au fond de moi, je sais bien que généralement, je préfère l'imparfait à la perfection, le bancal au stable, le tordu au tout-droit. Mais où la cache-t-il alors cette émotion ? Je ne sais pas. Toujours est-il qu'elle est bien là.

4 commentaires:

Francesco Pittau a dit…

Je sais pas où il la cache... Je l'ai pas vue d'ailleurs... J'aime pas le travail d'Ocelot.

Benoît BROYART a dit…

Si si, je t'assure Francesco. Il y a quelque chose !

Sardine a dit…

J'aime bien quand tu te poses des questions Benoît. J'adore te lire dans ces moments-là!

Et pour Azur et Asmar, je suis tellement d'accord.

Benoît BROYART a dit…

Merci Sandrine ! Bon, faut pas trop s'en poser non plus. Parfois, ça empêche d'avancer aussi.