lundi 23 mai 2011

Vue du chantier



Au moment de s'y remettre, après plusieurs semaines passées sans écrire un mot, pour tout un tas de bonnes raisons – vacances, interventions scolaires, salons, préparation de spectacle –, il y a toujours (heureusement peut-être) une grosse part de doute qui monte. Se dire que pour être à la hauteur, il va falloir creuser et sortir des images, des souvenirs, des sensations... et mélanger tout cela pour que de l'autre côté, le lecteur y croit dur comme fer. Aussi dur que vous dans les meilleurs jours. On hésite un peu alors juste au bord de la feuille parce qu'il est plus simple aussi de rester dans le fantasme et de se persuader que oui, ce qu'on va écrire sera vraiment bon, quand on se tient juste avant l'écriture et qu'on n'a pas encore les mains dans le cambouis. En même temps pour moi c'est ça, l'essentiel. M'immerger suffisamment. Rester longtemps sous l'eau à chercher en espérant trouver les mots. Ce que je vais m'employer une nouvelle fois à faire, ces jours-ci. Trop longtemps que le silence dure. Ces quelques semaines m'ont paru une éternité. Alors je replonge.

4 commentaires:

Sardine a dit…

J'aime bien comment tu en parles... C'est tellement ça.

Benoît BROYART a dit…

Merci Sandrine !

Nanou a dit…

A te lire, je me comprends mieux ! Merci !

Benoît BROYART a dit…

Bonjour Anne,
Merci pour ton commentaire et pour l'intérêt que tu portes à ce blog.