vendredi 27 mai 2011

Liberté surveillée



Ce qui m'intéresse, dans le projet en cours, c'est de partir d'une trame que j'aimerais appeler "américaine", dans le sens où elle se nourrit de tout ce que j'ai pu voir au cinéma sur le sujet. Des films avec des enfants poursuivis, courageux, presque attrapés, etc. Je pense aux Goonies, à Stand by me. Un certain nombre encore. Après cela, je voudrais dans cette trame injecter des éléments très personnels, un peu sombres, moins "Disney", moins binaires, moins évidents, plus en phase avec la réalité de l'humain, en somme. Et j'aimerais que ce texte provoque aussi le frisson. Vous voyez. Comme dans La nuit du chasseur. Au passage, merci Ronan de m'avoir replacé ce souvenir en tête. J'organise d'ailleurs cet après-midi une projection dans mon salon pour le revoir. Si tu passes par là, n'hésite pas. Je ne sais pas comment ce roman s'appellera mais j'aimerais qu'il embrasse toutes ces dimensions-là.

Heureux de voir, qu'en reprenant le chantier cette semaine et en écrivant le chapitre 4, ça me permet de réfléchir à l'articulation de la suite. Toujours ça. Ne pas oublier de trouver la juste mesure entre savoir où on va et se laisser le choix de plusieurs directions. Pas toujours facile de réussir à tenir ce paradoxe en littérature. Tenir mais lâcher du lest. Croire dur comme fer que ces personnages existent. Ils ont une voix, des sensations, des corps qui se meuvent. Ils sont même capables, parfois de prendre des décisions seuls. Si si, je vous assure. Encore un peu de travail mais bouclage prévu pour le début de l'été.

5 commentaires:

Sardine a dit…

J'aime l'énergie qui se dégage de ton travail d'écriture!

Benoît BROYART a dit…

Merci Sandrine. De l'énergie... Oui, il en faut pour avancer.

Aurélie Desfour a dit…

Cinoque : chocolat !!!!

(pas pu me retenir ...)

Lors de l'attaque des chauves-souris :
Planquez vos cheveux ! Planquez vos cheveux ! Elles s'attaquent aux cheveux !
Planque tes varices m'ma !

Ah ah sont trop top les dialogues :D

Benoît BROYART a dit…

Effectivement ! Un grand moment de cinéma... et pas seulement pour les dialogues. Un beau rythme narratif aussi.

Benoît BROYART a dit…

J'oubliais... Ma réplique préférée : "Ici, on mange de la langue !"