lundi 30 mai 2011

Après la nuit du chasseur





J'ai revu La nuit du chasseur vendredi après-midi et j'y ai trouvé des dizaines de similitudes avec mon projet en cours. Forcément, un tel cyclone était resté dans un coin de ma tête, sans aucun doute. La traque en place ici est angoissante à souhait et j'en souhaite une similaire à Milan et Rosa, les deux personnages du texte en chantier.


Sauf que. Sauf qu'il me faudra vraiment creuser au-delà de la problématique grand-frère/petite sœur. Renverser un peu la vapeur surtout pour que durant cette nuit, ils soient vraiment unis et que la petite prenne parfois également le contrôle. Moins tranché dans l'ensemble donc même s'il arrivera à Milan de jouer son rôle de grand-frère. En littérature jeunesse, on souhaite parfois que chacun reste à sa place. Mais l'intérêt, l'originalité, la vérité d'une voix se tient forcément dans le glissement des codes.


Travailler donc dans ce sens et inclure aussi une belle part de fantastique à l'histoire que j'ai envie de raconter.


Tout ce que je regarde, tout ce que je lis travaille en moi et nourrit mon travail, directement ou plus sournoisement. Des impressions, des souvenirs d'images. Je suis très souvent incapable d'expliquer précisément (surtout à l'oral) pourquoi j'ai aimé un livre ou un film. Et pourtant, tout ça laisse des traces.

2 commentaires:

Nanou a dit…

Alors hâte de voir les traces sur le papier !!

Benoît BROYART a dit…

Eh bien on s'y emploie !