mardi 1 février 2011

Vitesse d'exécution


J'aime travailler vite, être immergé aussi dans une histoire, m'y perdre un peu parfois. Mais je me rends compte d'une chose, ces temps-ci. Je parlais d'ailleurs de cela avec l'ami Laurent Richard il y a quelques jours. En tant qu'artiste, cette nécessité qu'on a de toujours pousser plus loin, remettre tout à plat, se remettre en question pour faire plus, autrement. Comment voulez-vous alors qu'on ne passe pas par de grandes périodes de doute sur la légitimité de notre pratique ? Voilà ce que sera mon programme du mois de février. Accepter de laisser à chaque projet un rythme adapté à son bon développement. Et force est de constater que cet hiver, les projets avancent lentement. Difficile de trouver une "vitesse de croisière". La question, à la fin de la journée de travail : ai-je abattu suffisamment de travail pour aujourd'hui ?
Je n'ai pas encore évoqué ici, il était un peu tôt, ce qui devrait m'occuper ces prochains mois, en dehors des projets déjà commencés. Je pars sur la volonté de bâtir le texte de ce qui pourrait bien devenir un grand album narratif. Pour quel éditeur ? J'y reviendrai en temps voulu. Pour l'heure, j'inscris un embryon d'histoire qui ne demande qu'à se développer dans un décor qui fera forcément surgir des images, et des grandes. Je suis en train d'élaborer pour m'aider une bibliographie et une vidéographie. Le lieu ? Londres en 1910. Celui de Mary Poppins que je vais revisionner pour l'occasion. Bien sûr, je ferai moins dans le carton pâte mais je vois bien la grande ville avec ses parcs démesurés. Le brouillard. L'humidité. Je pars en quête d'images pour le moment.

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