mercredi 23 février 2011

Petite soeur, mon amour


Je viens de finir la lecture du dernier roman de Joyce Carol Oates, Petite soeur, mon amour. J'avais été déjà impressionné par Blonde, cette monumentale pseudo-biographie de Marilyn Monroe qui restituait avec une vérité poignante la personnalité de l'actrice. Un roman plus vrai que nature. Il y a sans doute des liens à tisser entre ce type de textes et, dans d'autres registres, Blesse ronce noire de Claude Louis-Combet (sur Georg Trakl) ou encore Chet de Alain Gerber (sur Chet Baker). J'avais été impressionné donc, passionné par Blonde qui est un livre magnifique dont il me reste de nombreuses images, comme des morceaux d'un film tragique.
Je suis entré en toute confiance dans Petite soeur, mon amour. L'imposant roman (près de 700 pages) s'est vite révélé fascinant. Mais comment Joyce Carol Oats fait-elle pour restituer avec une telle épaisseur la psychologie de ses personnages ? Partie d'un fait divers, s'appuyant sur un petit pan de réalité donc, elle développe une fiction glaçante et cerne au plus près la complexité et les névroses des principaux personnages.
L'oeuvre de Joyce Carol Oates est vaste. Je n'ai fait que l'effleurer pour le moment. Je vais très vite y revenir, je crois.
Petite soeur, mon amour. Joyce Carol Oates. 666 pages. Editions Philippe Rey. 24 euros.
Blonde. Joyce Carol Oates. Livre de poche. 10 euros.
Blesse ronce noire. Claude Louis-Combet. Les massicotés. José Corti. 8 euros.
Chet. Alain Gerber. Livre de poche. 8 euros.

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