mercredi 8 décembre 2010

Cavale reprise

D'abord, je vais procéder à une sorte de toilettage. J'ai commencé. Plus que ça même. Pour enlever tout le gras du texte. Opération chirurgicale. Il faut prendre suffisamment de distance et se poser les bonnes questions. Supprimer ce qui retient le texte, ce qui l'empêche de décoller en fait. De décoller complètement. J'aimerais qu'on lise Cavale d'un bout à l'autre, d'une traite, et qu'il secoue le lecteur profondément, qu'il lui fasse trembler le cœur. À qui s'adresse ce texte ? Au fond, je ne sais pas. Mais vraiment, je voudrais à tout prix trouver la voix du garçon de douze ans qui s'exprime ici. C'est tout le travail qu'il me reste à accomplir. La structure est en place. Elle se compose de cinq mouvements.
Ensuite, quand je serai sûr de tenir le squelette entre mes doigts, je pourrai effectivement pousser l'ensemble beaucoup plus loin, enfin j'espère. Plus loin dans les sensations et les images. C'est toujours comme ça qu'il faut travailler. Mettre tout à plat. Et remettre tout à plat s'il le faut. Pousser plus loin. Je suis capable d'arriver là. Suis-je capable d'arriver plus loin encore ? Quelques mètres de plus coûtent parfois beaucoup d'effort.

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