mercredi 8 septembre 2010

À reculons...

Je m'en doutais bien que j'aurais des difficultés à recommencer à travailler sur ce texte, intitulé Cavale pour le moment. Je l'avais laissé au début de l'été, un peu en panne. Ce court roman remue beaucoup de choses du passé, mélange du faux et du vrai pour parvenir à remodeler autre chose. Une fiction donc. Une fois dedans, je ne sais pas si je me sentirai à l'aise mais je serai dedans et fermement décidé à pousser les mots jusqu'au bout. Je pourrai ensuite accrocher un petit film de plus dans ma mémoire pour améliorer l'ensemble. Pas construit de toutes pièces ni une succession de souvenirs mais bien les deux ensemble imbriqués. C'est dans cet espace que se tient la littérature, pour moi. Tellement imbriqués que je ne sais plus, finalement, quels éléments sont réels et quels éléments sont imaginaires. Oui mais ça parle de quoi ? C'est simple. Je crois que j'aurais aimé faire ce voyage avec ma mère quand elle était encore là. J'aurais aimé qu'elle me dise Allez, on y va. Je me dis qu'il n'est pas trop tard. Alors j'ai décidé qu'on partirait un peu tous les deux. Ce sera davantage une fugue que des vacances.
Et dans ce domaine, je repense au merveilleux Guadalquivir de l'ami Stéphane Servant. La belle tendresse entre les deux personnages perdus et se retenant l'un l'autre dans leur beau voyage impossible.
Le ciel est dégagé.
Au début du texte en cours, j'ai inscrit une phrase de Luc Diétrich que j'aime énormément. "D'ailleurs, je savais bien que ni ma mère ni moi, nous ne deviendrions jamais des grandes personnes".

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