lundi 27 septembre 2010

Cavale

Il y a des textes forcément douloureux, qu'on a gardé longtemps serrés dans la tête. Ça pousse et en même temps, ça a du mal à sortir. Ça remue.
En même temps, je suis persuadé que ce sont des textes nécessaires, obligatoires sans doute. Des réaménagements de mémoire donc. Parce qu'il le faut bien.
J'ai déjà évoqué souvent ici ce mécanisme. Pour Cavale, qui m'occupe actuellement l'esprit, je crois que je suis bientôt au bout du chemin. J'ai dû trouver assez de courage, je ne sais pas où. Ou c'est toute la tendresse aussi, que j'ai mis dans ces lignes, qui me fait sentir que tout cela sera bientôt derrière moi.
Me dire que d'ici quelques jours, quelques semaines tout au plus, j'aurai produit un objet enfin clos sur lui-même me rassure. Et toujours, pour chaque ligne, trouver les bonnes associations de mots. Éviter le cliché. Toucher un petit bout de vérité.

2 commentaires:

Libellune a dit…

Une nouvelle bulle de toi-même que tu laisses remonter à la surface ? Un nouveau roman pour les adultes, alors ?

Benoît BROYART a dit…

Pour les ados plutôt. Encore que... Je ne sais pas. Ce sera court de toute façon. C'est le projet que je voulais proposer à Je Bouquine au départ mais je ne suis pas certain que cela les intéressera.