mardi 29 juin 2010

Larry Brown

J'ai déjà évoqué ici Larry Brown. Ce don qu'il a pour nous faire éprouver énormément de sympathie pour ses personnages décalés. Le climat unique qui se dégage de ses romans écrasés de chaleur et d'alcool.
Je viens d'achever la lecture de Joe. Je vous recommande vivement ce texte. Et pour vous mettre l'eau à la bouche, voici un court extrait très cinématographique. Au passage, félicitations à la traductrice, Lili Sztajn. Je ne connais pas malheureusement la version originale mais celle qui suit est bouleversante :
"Dans la campagne, par les nuits sans lune, rôdait parfois un indigent, un déchet recyclé dont le regard scrutait l'obscurité, dont l'odorat triait les senteurs éparpillées, qui marchait le long de creux profonds et de fossés remplis d'eau puante. Ses horaires étaient ceux habituellement réservés aux ivrognes et aux dormeurs. De ses yeux aux paupières étirées qui, durant le jour, cherchaient à se protéger du soleil, il repérait des trésors partout sur les terres. Avec lui, rien de ce qui n'était pas enfermé ne se trouvait en sécurité..."

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Miam! voilà un livre que j'aimerais dévorer! C'est fou que quelques lignes puissent ainsi nous donner l'envie de lire ...
Marie.

Benoît BROYART a dit…

Eh bien lance-toi, Marie. Tu ne seras pas déçue. Larry Brown est un grand. Un très grand.