dimanche 14 février 2010

Marcus Malte


Je viens de terminer Carnage constellation de Marcus Malte, après avoir lu La part des chiens il y a un petit moment. Forcément, cela me donne envie d'aller voir un peu plus loin encore dans l'univers de l'auteur. On est vraiment au cœur de la sensation ici. Celle qui vous remue le ventre. Les liens entre les personnages sont chez Marcus Malte d'une force assez exceptionnelle. Grande efficacité aussi dans la narration.
J'étais d'abord allé vers son univers pour deux raisons. La première était que mon frère, grand lecteur, m'avait recommandé ces livres, et qu'il est généralement de bon conseil. La seconde était que j'y étais allé un peu intrigué en apprenant que Marcus Malte écrivait aussi pour la jeunesse, même si je ne connais toujours pas son travail dans ce domaine. Je suis captivé par les artistes capables de faire de grands écarts...
Voilà. Ce qui me touche ici profondément, c'est d'abord le voyage, l'errance, la fuite. Appelez cela comme vous voudrez. Toujours est-il que chez Marcus Malte, les personnages cherchent l'apaisement et le répit... sans trop d'espoir de le trouver. Subsistent des bonheurs fulgurants et précieux, comme entre Césaria et Clovis, les héros de Carnage constellation. Contrairement aux apparences, on ne tombe pas dans une impasse ici. Ce qui compte, ce sont bien les moments arrachés aux désastres.

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