lundi 1 février 2010

Marcher


Je reviens d'une petite marche de deux heures autour de chez moi. Un moment que je souhaitais intégrer la marche dans ma journée de travail. Forcément parce qu'en marchant, on écrit. Du moins on fixe l'attention sur le paysage qui défile et ça permet de laisser décanter certaines portions de texte, de trouver des solutions aux fictions en cours. Ça marche plutôt bien et je récidiverai, c'est certain. Me perdre en restant assez près de chez moi. J'aime cette idée. Changer de regard pour me perdre. Changer de point de vue. C'est un travail intéressant. Je me rends compte, finalement, que si l'on traçait un cercle de un kilomètre de rayon en prenant ma maison pour centre, on parviendrait à circonscrire un espace infini. C'est paradoxal mais c'est pourtant vrai. Tout change en permanence. J'ai fait un rêve dans le même ton récemment. J'entrais dans une maison et je m'apercevais, une fois à l'intérieur, que l'espace y était infini. Le nombre de pièces, de couloirs, de portes ne correspondait en rien à ce que les murs laissaient supposer.
Autour de chez moi, un réseau serré de petites routes relie les hameaux entre eux et c'est assez propice au type de déambulation que j'envisage.
On peut ramener quelques clichés, aussi. Vous voyez le sourire sur l'écorce de cet arbre. Six ans que j'habite là et que je passe devant sans le voir. Les lèvres sont pourtant clairement dessinées. Figurez-vous que ce sourire, je l'ai trouvé à deux cents mètres de chez moi. Pas plus.
Il me faut maintenant mettre de l'ordre dans les idées qui avancent en moi, ouvrir les voies/voix qui s'entrecroisent et se mélangent...

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