jeudi 7 janvier 2010

Max court...

Where the wild things are. C'est sûr que ça sonne autrement en anglais. À côté, Max et les maximonstres, ça fait pâle figure. Et le sens de l'œuvre paraît plus évident aussi en anglais. L'enfant face à ses peurs, bien sûr. Et cette part de sauvagerie, cette part de trouble qui se terre en chacun de nous. En lui déjà. Et pourquoi la réfréner, finalement, puisque c'est elle aussi qui nous fait être humain.
J'ai trouvé l'adaptation de Spike Jonze magique, comme un grand nombre d'entre vous, sans doute. Magique et libre. On se laisse porter tout au long de ce film sur l'enfance. On suit Max dans sa rencontre avec les monstres et on en redemande.
Mais ce qui m'a le plus ému, je crois, comme chaque fois au cinéma. C'est de voir le personnage courir, suivi de très près, serré serré, par la caméra. Et la musique sur tout cela. All is love, à la fois pop et acide, tendre et avec une pointe d'agressivité. On sent toute la tension en Max quand il s'enfuit de chez lui. Il court. Il court. Il fuit. Il revient en courant aussi.
Le jour où je tournerai un film, il y aura un personnage qui se mettra à courir. C'est forcé. Bref. Longtemps que je n'avais pas vu autant de poésie au cinéma. Et tout le trouble possible de l'enfance concentré dans Max.
Karen O, chanteuse des Yeah Yeah Yeah, qu'on a connu plus survoltée, compose et propose une BO assez bouleversante, accompagnée par un chœur d'enfants.
Ah ! Si la littérature jeunesse pouvait plus souvent sortir de ses gonds pour offrir des objets aussi originaux, ce serait vraiment bien. Si vous n'avez pas encore vu, courez jusqu'à la salle de cinéma la plus proche... pour voir Max et les maximonstres.

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