vendredi 15 janvier 2010

Liz, Robin et Mark


Hier, j'ai eu beaucoup de mal à travailler. La sensation de ne pas avancer, de manquer cruellement d'efficacité et de souffle. Comme souvent dans ces cas-là, puisque je me trouve devant mon écran, je me suis mis à errer. Je suis parti sur la piste d'Harold Budd, un musicien que j'aime beaucoup. Musique lente et répétitive, longues nappes... et j'ai retrouvé la trace d'un ancien membre de Cocteau Twins, groupe écossais que j'ai beaucoup écouté durant mon adolescence. J'ai vu que Robin Guthrie, un des membres fondateurs de Cocteau Twins, avait enregistré deux albums avec Harold Budd. En allant sur sa page Myspace (http://www.myspace.com.robinguthrie/), j'ai découvert également que Robin Guthrie habitait en Bretagne... Comment ? Il pourrait m'arriver de le croiser dans la rue...
Et de fil en aiguille, j'ai voulu prendre des nouvelles de la grande Elisabeth Fraser. La voix incroyable de Cocteau Twins. Je l'avais entendue sur les disques de Massive Attack, Craig Armstrong ou encore Yann Tiersen... mais enfin rien autrement depuis treize ans. Quelques pépites ici ou là. Mais difficile, de toute façon, d'atteindre les sommets de Cocteau Twins. Ce paradoxal chaud et froid permanent qui fait frissonner.
Je suis tombé par hasard sur un titre enregistré l'année dernière, apparemment uniquement parce que Liz avait perdu un ami cher, disparu dans un accident de moto, Jake Drake-Brockman, ancien membre de Echo and the Bunnymen. Tous ces noms résonnent en moi, forcément. Musicalement, je ne suis pas convaincu à 100 % mais enfin, la voix est là, toujours aussi incroyable. Magnifique. La voix donc. Le morceau moins. Mais d'où vient cet accordéon ? C'est ici : http://elizabethfraser.bandcamp.com/.
J'ai continué à voyager un moment et je ne sais pas pourquoi, j'ai repensé à Mark Hollis, leader de Talk-Talk, groupe qu'on continue à connaître surtout pour Such a shame. Mais bon, l'univers de Mark Hollis est bien plus vaste et l'homme parfaitement singulier. L'unique album de ce dernier en solo paru en 1998 est un vaste chef-d'œuvre. À réécouter d'urgence.
Comme quoi, ne pas arriver à travailler a parfois du bon... Mais bon, maintenant, il va falloir se remettre au travail... et assurer la semaine prochaine pour combler les retards.



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