jeudi 21 janvier 2010

En route donc

Je repars donc gonflé à bloc. Il me faudra bien ça pour arriver à mes fins. Plus de volume donc. Plus d'ampleur. Plus de souffle. Plus de rythme. Développer et creuser. Trouver des images justes qui frappent. Veiller aussi à me dégager de grandes plages horaires pour travailler. C'est plus terre à terre que le reste, sans doute, mais indispensable. Introduire la marche dans ma démarche de travail. Un temps de marche. Depuis le temps que j'en parle. Une bonne paire de chaussures toujours à portée de main pour écrire. L'écrivain est un grand marcheur. Marie N'Daye expliquait cela il y a quelque temps. Gracq en a souvent parlé aussi.
Dans le dernier numéro du Matricule des anges, j'ai lu une phrase très juste prononcée par Julian Rios : "La littérature ce n'est pas le documentaire, le reportage, l'autofiction, c'est quelque chose qu'on rajoute à la réalité, en tenant compte de la réalité, en étant plus vrai que nature." Ça résonne en moi.

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