vendredi 9 octobre 2009

Pour Gwendoline

Surtout, ne jamais oublier qu'on écrit surtout quand on n'écrit pas. Finalement, le moment où l'on passe à l'écran (à la feuille) est le moment le plus court. Il faut juste prendre le temps de ne pas rater ce moment. Mais la plupart du temps donc, l'auteur n'écrit pas. La plus grande partie de son temps, l'auteur ne produit rien. Ça bouillonne juste en dedans. Ça se mélange. Ça bouge tout seul. La marche, dans ces moments-là, c'est une bonne chose. D'ailleurs, je n'ai jamais osé le faire, j'aurais trop peur de me considérer comme un fainéant, mais voici un moment que je souhaite intégrer une petite promenade dans chacune de mes journées. Un quart d'heure, comme une sieste... Je crois que je vais m'y mettre bientôt.

4 commentaires:

gwendoline a dit…

Merci Benoît pour ces paroles réconfortantes et pleines de sagesse. A mon stade, ce n'est plus une petite promenade qu'il me faut, mais un tour du monde à pieds!
Et pourquoi pas, après tout...

Benoît BROYART a dit…

Un tour du monde... Oui, je crois que tout le monde en a besoin.

Laurent Richard a dit…

voilà la grande force des écrivains ! Pour nous, pauvres illustrateurs quand on ne dessine pas… on ne dessine pas. Allez, ça n'est pas tout à fait exact, je sais, mais ça reste un avantage non négligeable pour les jongleurs de mots sur les faiseurs d'images !

Benoît BROYART a dit…

Les illustrateurs dessinent quand ils marchent également, en tout cas. J'en suis persuadé...