mardi 28 juillet 2009

De plein fouet...

Après relecture, Le bonheur des tristes de Luc Diétrich me semble plus grand encore, plus beau. Déchirant autant que déchiré. Écrit au couteau. À vif. Comment décrire encore... En voici quelques courts morceaux. Je vous laisse juge. Et surtout, promettez-moi, si ce n'est déjà fait, de vous précipiter sur cette œuvre immense. Quant à moi, j'ai entamé sans perdre de temps L'Apprentissage de la ville.
"Ses yeux bleus brillaient comme des assiettes anciennes."
"Une porte donnait sur une cuisine taillée en biais et grande comme deux pantalons."
"Le visage de ma mère sur l'oreiller m'apparut pour la première fois, tel qu'il était, avec la vraie couleur de ses cheveux, avec ses vraies ombres, sa bouche entr'ouverte d'enfant qui va pleurer, dans toute sa beauté, si touchante et si mienne. Elle était une proie sans défense, quelque chose de trop bon pour cette vie."
"D'ailleurs, je savais bien que ni ma mère ni moi, nous ne deviendrions jamais des grandes personnes."
L'image que je vous offre aujourd'hui est le petit désordre en place devant mes yeux quand je travaille. Je vous laisse en faire l'inventaire. Vous reconnaîtrez peut-être certains visages. En bas tout à droite, de profil, Luc Diétrich donc...

Aucun commentaire: