lundi 8 juin 2009

Lettre à Jeff Martin

Cher Jeff Martin,
Votre musique m'accompagne depuis quelques années déjà. J'aime ces ruptures de rythme et cette tristesse toujours latente. L'énergie aussi qui vient bousculer tout ça. Comme un grand coup de pied nécessaire dans la fourmilière. Votre univers est d'une richesse sensationnelle peu commune. C'est comme ça. On a l'impression parfois qu'on a écrit tel ou tel disque rien que pour vous, que les sensibilités se rapprochent, se recoupent.
Je suis occupé, ces dernières semaines, par un texte qui me tient beaucoup à cœur. Une histoire sensationnelle. L'histoire d'un enfant persuadé que sa mère est une sirène.
L'ambiance de vos deux premiers albums va à merveille à ce petit roman. C'est l'ambiance dans laquelle j'ai envie de plonger. Je remarque d'ailleurs l'océan sur la pochette de votre deuxième album (paru en 1994), This way out. À ceux qui ne connaîtraient pas encore votre voix gonflée d'émotions, je conseille d'aller faire un tour ici http://www.deezer.com/fr#music/album/41299 et là
http://www.deezer.com/fr#music/album/49520.
Une question m'obsède un peu. Comment contenez-vous autant de mélancolie, vous qui nous envoyez des signes en direct de Californie ? Le soleil a l'air de briller assez souvent, là-bas. Suis-je bête ? Elliott Smith fait également partie des Californiens mélancoliques.
J'aime donc, dans votre univers, les ruptures de rythme qui sont à l'image de la vie.
Ravi de savoir que vous préparez, ce printemps, un nouvel album.
Au plaisir de croiser votre route, un jour, en concert. Je n'ai pas encore eu cette chance. En attendant, je vous salue bien bas.

2 commentaires:

Laurent Richard a dit…

alors, là, accélération du guide musical, faut suivre ! Merci Benoît, plein de chose à se mette dans les oreilles, je n'adhère pas à tout, mais les visites commentées sont très agréables !

Benoît BROYART a dit…

Tant mieux, tant mieux. La musique, la littérature, le dessin... Tout cela c'est de l'émotion brute. C'est ce qui compte pour moi.