mardi 9 juin 2009

Fin de chantier




Je viens d'achever mon nouveau texte, en espérant qu'il trouvera une place dans la collection Petite poche de Thierry Magnier. J'affectionne particulièrement cette collection et ce format. Je me rends compte également qu'il y a forcément des liens entre Ma mère est une sirène, Une bonne équipe et La nuit dans la forêt. La même absence/recherche/refus de la mère. La même tentative de consolation. Bon, ce n'est pas une révélation pour moi. Je n'apprends rien de neuf concernant mes obsessions. Mais j'aime les variations, les angles différents pour creuser aux même endroits... On verra bien.
J'ai passé une année avec l'image centrale de ce texte chevillée dans le fond du crâne. Je voyais ce jeune garçon au bord de la barque de son père, bien décidé à sauter pour rejoindre sa mère, persuadé que sa mère était une sirène.
Je me demande parfois d'où vient l'image qui sert de fondation à tout un texte. L'image qui justifie la survenue de toute une histoire. Quand surgit-elle ? Pour quelle raison ?
Pour cette image, je me souviens juste d'un voyage à Séville. De la visite d'un palais prestigieux dont j'ai oublié le nom. Mais peu importe. Ce qui compte, au fond, c'est bien le climat qui régnait dans ce palais. Et là, dans un angle de la salle, il y avait une sculpture. Et le visage effrayant d'un monstre marin. Et dans ce visage, il y avait l'océan entier déchaîné.
Je vous tiens au courant... en espérant que ce court roman deviendra un livre.


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