lundi 20 avril 2009

Travailler sur le manque, travailler sur le vide

J'ai trouvé une vidéo dans laquelle Dominque A pioche quelques vinyles chez un disquaire parisien . Ses commentaires sont brefs, souvent éclairants (http://www.magicrpm.com/artistes/dominique-a/videos/selectorama-06-04). Soudain, il saisit Unknown pleasures de Joy Division et là, c'est comme une évidence. Dominique souligne la singularité d'un disque travaillé sur le manque, sur le vide. Et je suis entièrement d'accord avec lui. On imagine facilement Ian Curtis accroché à son micro avec sa voix tremblante et grave et superbe et noire. Et j'ai envie de dire que le commentaire de Dominique A, s'il s'applique à la musique, est bien un commentaire littéraire. Quand il dit "travailler sur le manque, travailler sur le vide", j'entends "écrire sur le manque, écrire sur le vide". Et c'est du pareil au même. Et c'est tout le temps comme ça. On cherche à combler des vides et des manques. On réagence. On creuse parce qu'il reste des solitudes en nous qui ne nous laissent pas en paix.

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