jeudi 12 février 2009

Marianne Oswald

Une petite vingtaine d'années, sans doute, que j'écoute L'art de Marianne Oswald, disque regroupant les principaux enregistrements d'une chanteuse hors normes. Ces enregistrements ont été effectués entre 1932 à 1937. Je ne sais pas pourquoi cette voix magique est tombée dans l'oubli. C'est peu de dire de Marianne Oswald qu'elle chante avec ses tripes. L'expression est laide mais assez appropriée.
Oswald a chanté Prévert, Cocteau, Desnos. Sa version de la Chasse à l'enfant est effrayante, fidèle au texte. Et tout le disque est empreint d'une ambiance sombre, assez désespérée. Le mieux est que vous l'écoutiez. Vous pourrez le faire ici : http://www.deezer.com/#music/album/47585. N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires. Personnellement, je suis fou de ce disque.
Et c'est en pensant à sa version de la Chasse à l'enfant, plus percutante, je trouve, que celle de Gréco, et c'est en écoutant ce disque, que j'écrirai le deuxième chapitre de mon roman adulte en cours. Appelons ce texte L'envers, si vous voulez bien. Même si c'est une dénomination forcément provisoire. Il me faudra aussi une autre musique pour fuir et pour courir dans la nuit. Je pense piocher du côté de Michaël Nyman. Le compositeur et pianiste anglais a le chic pour créer des musiques qui courent. Rappelez-vous de La leçon de piano, le magnifique film de Jane Campion. Vous la voyez courir, cette femme, dans la forêt... Le nom de l'actrice m'échappe. Je crois me souvenir que son mari la traque. Mais je ne suis pas sûr. La mémoire fait souvent ce qu'elle veut. Elle mélange, réagence... Affaire à suivre...

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