jeudi 11 décembre 2008

Lettre à Louis Calaferte

Cher Louis,
Je voulais depuis longtemps déjà vous envoyer cette lettre pour vous dire à quel point votre œuvre m'a marqué et résonne en moi quotidiennement. J'espère que vous la recevrez.
Je pense très souvent, quand j'écris, à votre Portrait de l'enfant, merveille malheureusement indisponible aujourd'hui chez les éditeurs. Quand rééditeront-ils cette suite de courts récits précis, chirurgicaux, sur la sensation et l'enfance.
Votre œuvre est immense et je conseille à tous ceux qui ne la connaîtrait pas encore de la découvrir. Oui mais par où commencer ? Je crois que ma préférence va aux récits qui suivent justement votre Portrait de l'enfant (même si Requiem des innocents et Septentrion sont bouleversants). On a rarement atteint cette précision dans l'image avec aussi peu de mots. Camus, peut-être, dans l'étranger. C'est toujours étonnant de voir un tel dépouillement charrier autant d'émotion. J'aime énormément l'idée de cette autobiographie morcelée, éclatée, passant par le biais de courts récits fantastiques ou se tenant juste à la frontière, angoissants. Quelques titres : L'incarnation, Promenade dans un parc, C'est la guerre ou encore Memento Mori.
Depuis le début, vous m'accompagnez sur mon chemin d'écriture. D'ailleurs, tout près de mon bureau, j'ai toujours votre photo. Je suis content de sentir votre regard sur moi.
Merci pour toutes ces belles pages intenses. À très bientôt.

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