vendredi 19 septembre 2008

Glissements de terrain


Dans l'écriture, c'est vrai, il y a une part de technique, un lent et long travail de multiples reprises pour tenter d'aller où l'on veut emmener le lecteur.
Il y a aussi un certain nombre de phénomènes qui ne cessent pas de me troubler. J'ai entamé l'écriture d'un nouveau projet, un conte de Noël qui apparemment, n'entretient aucun rapport au niveau de l'histoire avec La bouche de l'ogre, laissé en panne depuis quelques semaines sur mon chemin d'écriture. Eh bien c'est comme si les sensations que j'avais eu l'intention de placer dans La bouche de l'ogre, les climats, les lieux demandaient à sortir pour intégrer le nouveau texte en chantier. C'est curieux mais ce n'est pas étonnant, finalement. J'ai toujours l'impression de me remplir d'images et de sensations avant de commencer à travailler. Et puisqu'elle n'ont pas été exploitées comme je voulais dans La bouche de l'ogre, il est sans doute naturel qu'elles continuent de frapper à la porte pour me sortir du crâne. Quel sera le résultat de tout ça ? Il est trop tôt pour le connaître, à mon avis.

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