jeudi 7 février 2008

Les grands espaces du texte court




J'ai déjà fait part ici de mon désir de laisser de l'espace au lecteur. Chacun doit trouver sa place quand il entre dans une histoire. C'est une des raisons pour lesquelles ma préférence va parfois au texte court, dans le sens où le lecteur a, il me semble, davantage le pouvoir de faire grandir l'histoire en lui, à condition que l'auteur laisse de la place entre les lignes ou les chapitres. C'est parfois le problème en littérature jeunesse. On fait en sorte que l'enfant ne puisse pas prendre le volant. Il faut le guider, sans doute, mais il faut le perdre aussi. Il faut lui donner quelques pistes, c'est sûr, mais il ne faut pas lui tenir la main tout au long du voyage.
J'aime l'esprit de la collection Petite poche pour cette raison et je suis très heureux que deux de mes textes aient trouvé une place dans ce format. Forcément, l'absence d'illustrations permet également au jeune lecteur de tracer plus facilement son chemin personnel dans une histoire. J'y pense. Si vous ne l'avez pas encore fait, je vous conseille de lire Sur le bout des doigts de Hanno. Vous m'en direz des nouvelles !

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