lundi 11 février 2008

Chet



Chet Baker occupe une place unique dans la sphère du jazz, comme John Coltrane ou Bill Evans, parce qu'il n'appartient à aucune école, à aucun courant.

Sa voix possède un timbre hors du commun. Il y a peu de voix qui transportent autant d'émotions. Et quand il souffle dans sa trompette, j'ai la sensation qu'il chante encore. Chet chante à chaque fois comme si c'était la dernière fois. C'est une question de vie ou de mort.

En suivant les trente ans de son parcours d'artiste, on voit son visage se creuser progressivement, se détruire, à cause de la drogue, entre autres. Ce qui est saisissant par contre, c'est que même pour ces derniers concerts, sa voix charrie toujours autant d'émotion. Un ange continue de chanter.

Dans le roman qu'il lui a consacré, Alain Gerber est parvenu a rendre la vie de Chet Baker avec une précision saisissante. C'est un texte très juste et il vient de paraître en poche. Il n'y a donc aucune raison de se priver...

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