mardi 8 janvier 2008

L'arbre est un corps


Je suis en train de reprendre la fin d'un projet de roman pour adolescents. La forêt est une fois de plus au centre de mon texte, de la même façon qu'elle est omniprésente dans Le pire des vampires (à paraître en mars chez Milan) ou dans La nuit dans la forêt (Thierry Magnier, 2007).
L'arbre et la forêt font partie de mes obsessions.
Je vois l'arbre comme un corps. Je considère ses branches comme les membres d'un corps improbable et presque infini. Il y a quelque chose de majestueux et de monstrueux en lui.
Ce que j'aime dans la forêt, c'est qu'elle est un lieu idéal de circulation. On s'y enfonce. On s'y perd avec un peu d'appréhension. On n'en sort plus.
Le texte qui m'occupe actuellement est plein de branches, au sens propre comme au sens figuré. Lorsque je m'y plonge, c'est avec un sentiment mêlé de peur et d'envie. J'espère juste arriver rapidement au bout de ce travail. Encore quelques jours et je devrais atteindre le but recherché. Ici, tenter de faire ressentir au lecteur le même trouble que le narrateur, un adolescent mal dans sa peau qui a décidé de voir si la peau d'un autre était plus confortable que la sienne... J'y retourne justement, dans cette peau.

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