mardi 11 décembre 2007

Le territoire d'André Dhôtel

J’ai lu récemment Les disparus, d’André Dhôtel. Ce roman, paru initialement en 1978, fait partie du programme de réédition entrepris il y a quelques années par les éditions Gallimard et Phébus.
Chaque fois, la même sensation m’envahit avec cet auteur. Ses romans sont truffés de défauts. Les personnages parlent faux (comme dans les films d’Éric Rohmer), les intrigues sont confuses et pourtant, il y a chez Dhôtel un charme indéfinissable qui tient, je crois, au climat unique qu’on trouve dans ses livres. Il reste en moi, après chaque lecture, une empreinte vaporeuse mais indélébile.
J’aime je crois justement ce que Dhôtel ne parvient jamais à exprimer, ce qui perce d’obscurité entre les lignes, ce qui l’obsède. Les disparitions, les mystères. J’aime beaucoup moins, c’est vrai, son côté trop démonstratif.
Je vous conseille un petit tour du côté d’André Dhôtel pour vous faire votre propre opinion. Vous pourriez commencer par Les disparus ou le célèbre Le pays où l’on n’arrive jamais.
Je compte sur vous pour me livrer vos impressions.

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