jeudi 24 mai 2012

Chut, monsieur Dragon !

D'ici quelques jours (le 1er juin), Chut, monsieur Dragon ! sera en librairie. J'ai reçu aujourd'hui mes exemplaires d'auteur. Regardez comme Elliott a l'air content de découvrir un collègue. Ça me donne une idée de concours pour début juin...
"Nom d'une trompette à pistons ! Monsieur Dragon est bien embêté : dès qu'il joue du piano, ses voisins viennent rouspéter. Comment faire ? Il ne sera jamais prêt pour le concert !"

Ce nouveau Milan poche Benjamin est illustré en toute logique par Laurent Richard. En toute logique parce que ce dernier est à l'origine du surgissement de cette drôle d'histoire de voisinage. Un jour, en voyant sur mon blog la pochette du disque Three feet from the moon de Tim Story, Laurent a dessiné puis m'a envoyé l'image d'un pianiste un peu en suspension. Je l'ai trouvée très belle et j'ai écrit, en la regardant, l'histoire d'Alessandro, le pianiste dont il est question dans Chut, monsieur Dragon !
Voilà pour l'histoire de cette histoire... Et si vous voulez l'écouter, je vous donne rendez-vous dimanche à La-Trinité-Sur-Mer pour Les contes de la cabine. Effectivement, Alessandro est au programme de mon one man bathroom show.
Ici, je tiens à remercier également toute l'équipe de Milan poche avec laquelle j'ai grand plaisir à travailler.

mercredi 23 mai 2012

Sonya Hartnett : L'enfant du jeudi

Un coin d'Australie. Une terre infertile. Une ferme. La Grande Dépression. La misère de la famille Flute qui ne parvient pas à s'en sortir. Un père qui fait toujours les mauvais choix et descend peu à peu dans l'alcoolisme...
Dans L'enfant du jeudi, la jeune Harper Flute raconte l'histoire de son frère, l'étrange Tin, qui dès son plus jeune âge, s'est mis à creuser des galeries, disparaissant progressivement de la vie quotidienne du reste de la famille. Il creuse sous la maison d'abord, avant d'étendre son réseau de tunnels sur plusieurs kilomètres.
À aucun moment, Sonya Hartnett ne se met à naviguer sur les terres du fantastique. L'espace littéraire dans lequel les personnages évoluent semble justement surgi d'un trop-plein de réalité. L'histoire de Tin paraît incroyable et reste toujours vraisemblable. Il est bien cet enfant retournant peu à peu à une sauvagerie originelle.  On voit Tin de moins en moins. Où est-il ? Tin est toujours présent. Il va réapparaître dans peu de temps. Il sait. Il écoute.
Plusieurs scènes de L'enfant du jeudi possèdent une force voisine de celle qu'on trouve dans les premiers romans de Sylvie Germain. Voici une œuvre magnifique et bouleversante.

Sonya Hartnett : L'enfant du jeudi. Traduit de l'anglais (Australie) par Valérie Le Plouhinec. Les Grandes Personnes. 224 pages, 16 euros.

mardi 15 mai 2012

Qui gagne le concours de mai ?

Qui a gagné ? Qui a gagné ?
Eh bien c'est Sandrine qui gagne le concours de mai. Comme quoi, parfois, la persévérance peut payer...
Rendez-vous le mois prochain pour un nouveau concours. Ici même, dès le 1er juin.

lundi 14 mai 2012

En librairie cette semaine

Cette semaine, deux nouveaux livres...

Le premier, Librairie Chamboul'tout, paraît chez Beluga (Coop-Breizh). Album pour les enfants à partir de 4 ans. Cinquième collaboration avec Laurent Richard. D'ailleurs, le texte lui est dédié. Je l'ai écrit spécialement pour lui, pour son goût des carreaux et des lignes qui tourne à l'obsession... Plaisir toujours renouvelé de travailler avec l'ami Laurent. Quel talent !
L'histoire ? Celle d'un libraire qui avait peur des enfants...

Le second livre est quant à lui destiné aux ados et aux adultes. Si tu savais est un bref roman sur l'amour, l'écriture et Robert Desnos, à forte résonance autobiographique. Vous le trouverez chez Oskar éditeur, collection Court-métrage.

mercredi 9 mai 2012

La route de Tina

J'ai appris il y a un peu plus d'une semaine que Tina Tornade contre Gary Calamar, sorti l'année dernière chez Milan (poche cadet), avait été choisi par le Conseil municipal des enfants de la ville de Rouen parmi un certain nombre de titres, dans le cadre de l'opération À chacun son livre. Suite à cela, la mairie a acquis 800 exemplaires pour les distribuer à tous les élèves de la ville scolarisés en CM1.
Et j'ai appris en début de semaine que Tina Tornade remportait également le Prix Graine de lecteurs du Séronais, dans l'Ariège. Il a été plébiscité par les CM1-CM2 de cette communauté de communes. J'irai donc bientôt à la rencontre de ces jeunes lecteurs qui ont voté démocratiquement pour choisir leur livre préféré. Les images par ici.
Du fond du cœur, je remercie tous les enfants qui ont choisi de récompenser ce western que j'ai voulu un brin décalé.

Thomas Scotto : M. Wilson

M. Wilson sort de chez lui avec son plus bel habit. Il prépare son étal pour le grand vide-grenier. Mais M. Wilson a des objets particuliers à proposer. Ses souvenirs. Rien que ça. Histoire de faire le ménage dans sa tête de vieux monsieur. Et les affaires prospèrent. À la fin de la journée, il se sent plus léger et a récolté un joli tas de billets. Seulement voilà...
Thomas Scotto, avec ce qu'il faut de délicatesse et de décalage, aborde un joli sujet et s'interroge sur la valeur de la mémoire et de sa transmission. Quoi de plus précieux, en effet, que les pans de souvenirs qui constituent M. Wilson ?
Ce court roman paraît dans la collection Transmettre des jeunes éditions Escabelle, qui compte déjà quelques jolis titres à son actif. Un roman sous la couverture cartonnée d'un album. Un album aux allures de roman... Un objet entre deux, à la fabrication soignée, conçu pour les enfants à partir de 7 ans.

Thomas Scotto : M. Wilson. Illustrations de Peggy Nille. 46 pages. 11,20 euros.

lundi 7 mai 2012

Ils courent toujours

J'ai déjà évoqué ici un projet qui m'occupe depuis bientôt un an et qui risque de me tenir en haleine encore durant un long moment. L'histoire de Milan et Rosa, les enfants de Midvalley, aux prises avec un horloger fou. L'idée est de travailler à créer une action qui ne s'arrête jamais. Une course-poursuite sans fin. Dans nombre de mes textes, des personnages courent. Ils fuient, reviennent, s'éloignent. Ici, j'ai voulu faire de cette obsession un mode de fonctionnement. Je construis petit à petit une histoire divisée en trente chapitres (trois parties de dix chapitres) et cette dernière me sert de base à l'élaboration d'un scénario de bande-dessinée que j'écris pour Edith, avec laquelle j'ai le privilège de pouvoir envisager de travailler. L'idéal, pour moi, serait qu'on parvienne à conserver deux objets narratifs, à la fin. D'une part, trois volumes de bande-dessinée. D'autre part, un roman un peu épais qui pourrait, pourquoi pas, comporter des illustrations réalisées par Edith. Difficile à dire, pour l'heure, si tout sera réalisable. La seule chose dont je sois sûr, c'est que j'ai rarement été plongé dans un lieu, un univers, avec autant de ferveur. Immergé donc. En totalité. Et sur la longueur aussi. Pour une fois, se donner le temps de travailler sur le long terme pour connaître ses personnages. Vivre avec eux. Je crois que je prends goût à ça.