mercredi 17 janvier 2018

Artaud/Ferdière

Pour notre roman graphique sur la vie d'Antonin Artaud, il nous fallait un narrateur... capable de nous embarquer avec lui, capable de rattraper le lecteur ou la lectrice à certains moments, de relancer notre histoire.
Après quelques semaines d'hésitation, notre choix s'est porté sur Gaston Ferdière, pour un tas de raisons, mais sur un Ferdière particulier.
Nous avons imaginé que notre livre, notre roman graphique, proposerait une interview du psychiatre qui a accueilli Artaud à l'asile de Rodez, celui qui lui a fait des électrochocs aussi. Une personne, un personnage que les proches d'Artaud ne portaient pas vraiment dans leurs cœurs.
En tout cas un homme qui a déclenché pas mal de polémiques. Affabulateur parfois ?
Sa vie de praticien est liée de près à celle d'Artaud. Ce Ferdière était aussi un grand amateur d'art, proche des Surréalistes, poète.
L'idée retenue, puisque nous restons dans une fiction, qu'il ne s'agit pas d'un biopic mais bien de Notre Artaud, est la suivante : Ferdière est interrogé une fois mort, dans un genre d'au-delà indéfini, vaporeux. Il va répondre à quelques questions, parler facilement sans qu'on l'y pousse tant que ça. L'avantage c'est que forcément, de là où il parle, depuis le temps qu'il est par-là, il a rencontré, croisé certains protagonistes, a eu aussi des informations dont il ne disposait pas de son vivant. Tout nous sera permis donc. Ferdière comme instrument de liberté... En espérant vous convaincre, une fois le livre paru.
Pour l'heure, eh bien Laurent a bouclé une trentaine de planches et de mon côté... eh bien je "plancherai" bientôt sur l'enfance d'Artaud.

lundi 15 janvier 2018

Mensuel du Morbihan


En allant par ici, vous trouverez un chouette article publié au mois de décembre dans le Mensuel du Morbihan. Remerciements à Élodie Bannier-Mouate.

lundi 8 janvier 2018

Résidence avec Thomas, semaine 2

Cette semaine, deuxième set avec l'ami Thomas Scotto du côté de l'Ernée. Une belle carte blanche nous est offerte autour de la lecture à voix haute grâce à Clarisse et à Gaëlle du Réseau Lecture de la Communauté de communes de l'Ernée (en Mayenne).
Nous commençons à avoir de la matière première avec Thomas. Je rebondis en écrivant à partir des mots de Thomas, piochés dans ses livres, et lui fait la même chose avec mes mots, bien entendu.
De là devraient sortir une vingtaine de textes que nous lirons normalement à la fin de la troisième période de résidence, au mois de mai, après avoir travaillé la chose avec l'amie Caroline Girard.
Thomas et moi avons décidé de tenter de saisir, dans nos souvenirs d'enfance entre autres, eh bien ce qui pourrait bien avoir provoqué la nécessité d'écrire. Il restera ensuite à aménager le corpus créé ensemble, à voir comment on s'y prend pour le lire à deux voix, etc. Il reste donc du pain sur la planche...
Cette semaine, comme toutes les périodes de résidence, eh bien sont prévus aussi des moments de médiations, de rencontres, de lecture.
Mardi, petit rendez-vous au coin du feu pour lire ce qui est en route à quelques invités, élus, etc. Mercredi après-midi, on vous donne rendez-vous chez Simon avec Thomas, dans la belle librairie M'lire sise à Laval pour une séance de dédicaces en fin d'après-midi. Jeudi, eh bien je filerai voir les classes de CM1-CM2 des écoles de Chailland. L'après-midi, nous retournerons voir les lycéennes et lycéens de Rochefeuille et le soir, eh bien je cavalerai à la bibliothèque de Chailland. La lecture en selle sera suivie d'une séance de dédicaces. Pour cette dernière, ce seront les amis de Jeux Bouquine qui viendront (Emma et Thierry) avec nos livres. Vendredi, eh bien nous déjeunerons avec les chouettes gens de l'asso du Foin de la rue.
Un beau programme !

samedi 6 janvier 2018

Coton-tige mon cul... De quelques propositions faites à Nicolas Hulot

Attention ! Le gouvernement prend une sacrée mesure pour protéger l'environnement. Interdiction des cotons-tiges avec une tige en plastique à partir de 2020. Quel courage et quel bel esprit ! Franchement, je pense que ça va résoudre une grand partie des problèmes liés à l'écologie. Ça c'est de l'engagement ! Bon, j'entends déjà certaines et certains dire Mais ça sert à rien de t'énerver, Benoît. Et de toute façon, c'est mieux que rien. Oui mais c'est pas grand-chose, quand même.

Pour aider Nicolas Hulot à aller vers des mesures de plus grande envergure, je place ici quelques idées qui il me semble, pourraient permettre de rendre la vie des gens plus belle et la planète moins sale.

Au besoin, je peux aussi fournir deux ou trois idées au niveau éducation ou santé.

1 : Interdiction du Round Up qui donne le cancer aux agriculteurs, à ceux qui vivent près des champs, à ceux qui mangent des trucs avec des résidus de cette saleté.

2 : Interdiction des pesticides tueurs d'abeilles. Parce que sans elles eh bien on aura bien l'air con. On minimise un peu, il me semble, les conséquences de leur disparition.

3 : Mise en place d'une véritable politique de mobilité partagée dans les campagnes. Cela permettrait de redynamiser ces territoires et ça éviterait aux rats des champs de prendre leur bagnole seul au moindre déplacement. En plus, le partage c'est sympa. Les gens discutent ensemble. Ça crée du lien.

4 : Mise en place d'un repas végétarien par semaine dans les cantines et toutes les collectivités. Il y a des super-recettes, je vous assure, et réduire sa dose de viande bah c'est pas mal en fait. Et je ne suis pas végétarien sinon. J'adore le saucisson.

5 : Incitation forte au réemploi, à la réparation, aux deuxièmes vies... Ah oui mais mince, la société de consommation va s'écrouler alors. Bonne nouvelle.

6 : Multiplication des ventes directes du producteur, des circuits courts, de l'approvisionnement en produits locaux.

7 : Subventions versées aux entreprises qui favorisent les déplacements doux pour leurs salariés. Le vélo, c'est bon pour la santé en plus !

8 : Réforme de la chasse afin de favoriser la cohabitation de l'humain et des autres espèces. Sur la planète, il n'y a que l'espèce humaine qui pullule. Un peu d'humilité, ce serait pas mal.

9 : Abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes. Bon apparemment, c'est sans doute ce qu'il va se passer. De toute façon, dans quelques dizaines d'années, il n'y aura plus de pétrole et les gros avions bah, on les fera voler avec quoi ? Les aéroports appartiennent à l'ancien monde.

10 : Relocalisation des entreprises de confection de vêtements. Elles sont parties si loin que c'est aujourd'hui le parcours du combattant pour trouver les machines et les savoir-faire.

Voilà, ça ce serait ambitieux, à la mesure d'un gouvernement. Les cotons-tiges, on s'en fout pas mal.

Des pistes de financement pour tout ça ? Facile. Je propose le déménagement du président dans un logement plus petit. Confortable hein mais pourquoi habite-t-il dans un palais ? Les membres du gouvernement ayant fait des économies cette année grâce à la réforme de l'ISF pourraient reverser tout ça dans les caisses de l’État pour aider un peu. On pourrait aussi éviter parfois quelques déplacements en avion dispendieux... De l'argent, il y en a.

lundi 11 décembre 2017

La Pension Moreau. Le tome 2 en février

La peur au ventre, deuxième tome de La Pension Moreau, arrivera en librairie le 2 février prochain. Marc Lizano est en train d'en finaliser les couleurs.

Un vent de révolte souffle sur la Pension Moreau, un établissement mystérieux qui accueille des enfants délaissés… 

Après deux mois enfermé au cachot, Paul décide d’organiser la résistance avec Victor, Jeanne et Émile, le jeune dessinateur du groupe. Lors d’une escapade nocturne dans la forêt environnante, ce dernier est alors témoin d’une scène inquiétante…


J'espère que ce deuxième volet vous plaira. Le troisième et dernier sortira tout début 2019 normalement et la trilogie sera bouclée.

Tout cela, c'est donc avec Marc Lizano aux magnifiques Éditions de la Gouttière.

mardi 5 décembre 2017

Artaud encore

Pendant que Laurent Richard dessine la dernière partie de la vie d'Artaud (ci-dessus, eh bien deux cases toutes fraîchement sorties de son atelier), je suis plongé dans la période 1937-1943, début de l'internement du poète. Je lis un vaste ensemble de lettres écrites par ce dernier, coincé alors dans un état de confusion mentale important et à la fois, comme chaque fois, coupant, tranchant, hyper-conscient. A ce moment de sa vie, Artaud écrit sous une autre identité. Comme s'il souhaitait se défaire un temps de son ancienne peau, allant même jusqu'à demander au médecin de faire en sorte que cette personne âgée qui demande à le voir plusieurs fois et qui dit être sa mère cesse de l'importuner. C'est bien sa mère pourtant. Perdre, se défaire de son identité. Nier celle des autres ou plutôt, les liens qu'on pourrait avoir avec ces autres-là. Artaud est passé de l'autre côté un temps, a entrepris de se réinventer un passé. Il le fera plusieurs fois pendant sa vie. Cela dure plusieurs mois et soudain, il redevient Artaud et écrit quatre lettres le même jour, adressées notamment à ces éditeurs à qui il réclame de l'argent qu'ils auraient omis de lui verser. Des grosses sommes. Retour à la réalité.
Voilà en partie ce qui me fascine chez Artaud. Comme le disait apparemment Denys-Paul Bouloc qui l'accompagna lors de promenades à Rodez entre 1943 et 1946, "Chacun a son Artaud, chacun est passionné par son Artaud". Ce qui me fascine donc, c'est la faculté qu'il a de se regarder lui-même, d'analyser son mal (il le fait dès les lettres qu'il adresse à Jacques Rivière dans les années 1920), cette possibilité de se dédoubler, le lien qu'on peut tisser entre cette faculté à s'observer soi-même et la maladie qui le rongeait, sa folie donc.
C'est tout cela que nous tentons de mettre sur le papier avec Laurent. Notre Artaud donc. Voilà pourquoi ce roman graphique ne sera pas une biographie d'Antonin Artaud. Mais bien une vie possible de ce dernier, quelque part entre la biographie et la fiction.

jeudi 23 novembre 2017

Mon Montreuil

Comme chaque année... bah c'est le Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil. L'occasion de voir et revoir des collègues auteurs/trices, illustratrices/teurs, éditeurs/trices, etc.

Et si vous voulez me rencontrer eh bien sachez que je serai :

le vendredi 1er décembre de 17h30 à 19h00 sur le stand des Éditions de la Gouttière (M16) ;

le samedi 2 décembre de 10h00 à 12h30 sur le stand des éditions Milan (D19) et sur le stand de La Maison est en carton (D16) de 14h00 à 16h00.

Je sera ravi de vous voir si vous passez par-là.